L’APUO VOTE MASSIVEMENT EN FAVEUR D’UN MANDAT DE GRÈVE

Chèr.e.s membres de l’APUO,

Les membres ont voté à 82 % en faveur d’autoriser le Comité exécutif de déclencher une grève si nécessaire. 691 bulletins de vote furent enregistrés ; 563 OUI, 127 NON et 1 rejeté.

L’APUO demeure engagée à négocier une entente juste qui soutienne la qualité de l’éducation et des conditions de travail équitables à l’Université. Une médiation est prévue les 3 et 4 août.

Nous remercions sincèrement nos membres, nos partenaires syndicaux sur le campus et les associations étudiantes pour ce soutien élevé.

Cordialement,

Le Comité exécutif

URGENT – Information sur les négociations & le bulletin des négociations no 9

Chèr(e)s membres de l’APUO,

Dans le cadre des présentes négociations, l’APUO est d’avis que l’employeur a agi de plusieurs façons qui contreviennent à la lettre et l’esprit de la Loi sur les relations de travail de l’Ontario. Ces actions de l’employeur incluent notamment la présentation d’informations fausses et mensongères ; le refus de partager l’information dont il a l’obligation conventionnée de nous remettre ; communiquer à répétition d’une manière qui correspond à une tentative de négocier directement avec les membres de l’APUO ; et, dernièrement, chercher à intimider les membres pour influencer le vote du mandat de grève annoncé pour le 31 juillet.

Depuis le début de ce processus, il est clair pour l’APUO que l’employeur a utilisé ses vastes ressources institutionnelles pour livrer une batailler contre les membres, pourtant ses propres employés, et l’APUO en tant qu’organisation représentant ces derniers. Jusqu’à maintenant, l’APUO avait présumé que ses membres préféraient qu’elle consacre l’ensemble de son temps et de son énergie à négocier une entente juste et équitable, plutôt qu’à recourir au système juridique pour répondre aux actions inacceptables de l’employeur. Nous avions également toujours espéré que l’employeur, à défaut de mettre un terme à ces actions qui le déshonorent, évite toutefois la surenchère et l’escalade de ses actions illégales.

Comme vous savez tous maintenant, ce ne fut toutefois pas le cas. Suite à ses communications de jeudi et vendredi dernier, l’APUO ne peut simplement plus les ignorer. Peter Simpson (un des experts-conseil les plus chevronnés de l’ACPPU avec une vingtaine d’années d’expérience) nous a dit que la communication de l’employeur était « sans précédent » selon expérience et qu’ « il est difficile de la lire autrement que comme une tentative d’interférence envers la crédibilité du syndicat et de ses communications auprès de ses membres avant un vote de grève ».

Par conséquence, l’APUO a répondu ce matin de la seule façon possible en vertu de la Loi du travail en Ontario : nous avons déposé une demande au ministère du Travail afin qu’il (a) reconnaisse l’employeur coupable d’avoir violé la Loi sur les relations de travail ; (b) contraigne l’employeur à nous transmettre toute l’information qui nous est due et à respecter la loi en ce qui concerne ses communications ; et (c) attribue à l’APUO des dommages compensatoires pour les activités à notre avis illégales de l’employeur. Pour plus d’informations et de détails, veuillez lire le bulletin des négociations no 9.

Plus que jamais, ces actions de l’employeur font la preuve qu’un mandat de grève est d’une importance critique pour mener à terme ces négociations collectives. En premier lieu, il nous semble clair que l’employeur a mis en œuvre une stratégie explicite visant à créer une crise de négociations au milieu du trimestre d’été, faisant le pari que l’APUO se laisserait intimider et signerait une entente à rabais. Puisque ce ne fut pas le cas, l’employeur fait maintenant tout en son pouvoir pour stopper les membres de voter OUI à un mandat de grève et exprimer leur soutien collectif envers leur Comité exécutif et leur équipe de négociation. L’employeur agit ainsi, à notre avis, parce qu’il est conscient qu’un vote favorable à un mandat de grève signifie qu’il devra subséquemment déposé aux membres de l’APUO une offre bien supérieure à ce qu’il a proposé jusqu’à maintenant pour avoir une entente négociée. Nous sommes convaincus que nos membres verront les tactiques de l’employeur pour ce qu’elles sont.

L’APUO demande donc un mandat de grève à ses membres parce que celui-ci est un outil de négociation devenu incontournable et nécessaire pour obtenir une entente juste qui soutienne adéquatement la qualité de l’éducation et assure des conditions de travail équitables à l’ensemble de ses membres.

En conséquence, voter NON à un mandat de grève ne signifie pas accepter la dernière offre de l’employeur. Voter contre un mandat de grève correspond à envoyer le message à l’employeur qu’il peut agir, en toute impunité, de manière illégale et illégitime. C’est voter de dire à l’employeur qu’il peut bousculer ses employé(e)s (non seulement durant les négociations, mais en tout temps) autant qu’il le souhaite. C’est choisir de dire à l’employeur qu’il peut se présenter à chaque prochaine ronde de négociations collectives en utilisant les mêmes tactiques d’intimidation, afin d’obtenir des concessions de plus en plus importantes de la part des membres de l’APUO et ce, envers un nombre croissant d’enjeux.

Voter OUI à un mandat de grève n’est pas voter d’aller immédiatement en grève. C’est permettre au Comité exécutif de déclarer ultérieurement une grève si et seulement si la médiation est un échec et cela est absolument nécessaire pour obtenir une entente négociée qui soit juste et équitable. C’est choisir de dire à l’employeur qu’il ne peut ignorer le point de vue des membres de l’APUO et ne peut leur imposer unilatéralement ses propres préférences. C’est choisir de démontrer que les membres de l’APUO ne vont pas récompenser l’employeur pour ses actions inacceptables. Plus important encore, c’est voter de prendre position en faveur du respect et de la collégialité et, ainsi, d’indiquer à l’employeur que sa nouvelle et agressive approche corporative ne fonctionnera pas, ni maintenant, ni dans le futur.

Nous terminons cette communication en partageant une lettre non-sollicitée envoyée au Recteur Rock (et cc à l’APUO) par Michael Behiels, un membre de l’APUO qui s’interroge sur les actions récentes de l’employeur en lumière à ce qu’il a connu durant sa carrière de professeur de (près de) 40 ans.

Nous vous remercions de votre constant appui élevé et sommes confiants de vous voir en grand nombre à l’Assemblée générale spéciale du 31 juillet prochain.

Cordialement,

Le Comité exécutif de l’APUO

URGENT – INFORMATION SUR LES NÉGOCIATIONS

Chèr(e)s membres de l’APUO,

Tel que mentionné à la fin de notre communication précédente (envoyée le 24 juillet dernier), vous trouverez ici un document expliquant pourquoi nous demandons un mandat de grève le 31 juillet prochain, ainsi que les raisons pour lesquelles il est essentiel de voter OUI à ce mandat pour accroître la probabilité d’une entente négociée juste et équitable qui soutienne également de manière adéquate la qualité de l’éducation au sein de notre université.

Vous trouverez ici une Foire aux questions (FAQ) au sujet des principaux enjeux concernant nos membres dans l’éventualité d’une grève.

Vous trouverez ici une Foire aux questions (FAQ) spécifique aux enjeux logistiques d’une grève pour la recherche et les activités savantes.

Vous trouverez également ici le protocole de lockout/grève que l’APUO a remis à l’employeur il y a maintenant plusieurs semaines. Bien que ce protocole soit un reflet fidèle des normes et pratiques en vigueur dans le milieu universitaire ontarien et, à ce titre, ne contienne rien de polémique, l’employeur ne l’a toujours pas signé, ni même accepté d’en discuter si nécessaire. La clarté et la prévisibilité que confère un tel protocole est pourtant aussi dans l’intérêt d’un employeur responsable.

Enfin, pour nos membres qui souhaiteraient les consulter à nouveau, vous trouverez aux hyperliens suivants Analyse de la proposition de l’employeur et Situation financière une version révisée de l’analyse présentée lors de l’Assemblée générale spéciale (AGS) du 3 juillet dernier au sujet de la dernière proposition de l’employeur, ainsi que la présentation sur la situation financière réelle de l’employeur présentée lors de la même AGS. Il faut rappeler que cette analyse ne repose pas sur une évaluation globale de la proposition, puisque l’employeur refuse toujours de nous remettre l’information nécessaire pour l’évaluer dans son ensemble (notamment en fonction de l’article 7.2 de la convention collective). Cela étant dit, notre analyse permet quand même de voir que la proposition de l’employeur, pour raisonnable qu’elle puisse en apparence sembler, se vide d’intérêt lorsqu’on s’y penche avec attention et la regarde dans tous ses détails.

Nous vous remercions pour votre soutien élevé et constant envers votre Comité exécutif et votre équipe de négociation.

Cordialement,

Le Comité exécutif de l’APUO.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE 31 JUILLET 2013

Chèr(e)s membres de l’APUO,

Comme vous savez, après à peine trois mois de négociations collectives, l’employeur a demandé la semaine dernière que soit déposé un rapport « recommandant de ne pas créer un commission de conciliation » (No Board), lui permettant à compter du 8 août d’être légalement en position de décréter un lockout et/ou de réécrire unilatéralement la convention collective. Puisque la grève est la seul moyen que l’APUO peut éventuellement emprunter pour empêcher l’employeur de nous imposer de telles actions, nous n’avons d’autres choix que de demander à nos membres un mandat de grève en tenant un vote de grève. Un vote de grève couronné de succès est la seule façon pour nos membres de permettre à l’APUO de négocier une entente juste et équitable, et ainsi de se protéger contre un lockout et/ou l’imposition d’un contrat de travail réécrit unilatéralement par l’employeur dès le 8 août prochain.

Par conséquence, une Assemblée générale spéciale aura lieu pour discuter de l’enjeu de 10h00 à 11h30 à l’auditorium Marion (140 Louis-Pasteur) mercredi le 31 juillet, comme précédemment annoncé. Le vote sera tenu par bulletins secrets de 11h00 à 18h00, devant l’auditorium.

Veuillez prendre en note les informations suivantes :

Quelle est la question ?

Le bulletin de vote sera comme suit : « Je vote en faveur de la grève et autorise le Comité exécutif à décider si/quand une grève doit avoir lieu ». Vous devrez choisir de répondre « Oui » ou « Non ».

Comment les bulletins seront-ils administrés et comptés ?

Les bulletins de vote seront administrés et comptés par une firme d’experts-comptables indépendante (Welch, LLP) qui communiquera et attestera officiellement des résultats à l’APUO. Aucun membre du Comité exécutif ou de l’équipe administrative de l’APUO ne sera en possession des bulletins de vote à un moment ou un autre.

Qu’arrive-t-il si je ne travaille pas sur le campus principal ?

Afin d’assurer la plus grande accessibilité possible, l’APUO a retenu les services d’une navette pour transporter les membres qui veulent exercer leur droit de vote du campus Roger-Guindon jusqu’au campus principal (départ de Roger-Guindon de l’édifice H à 9h30 et retour à midi).

Que signifie voter en faveur du mandat de grève?

Voter « oui » ne signifie pas que nous irons nécessairement en grève. Parmi les 13 mandats de grève obtenus par 11 associations de professeurs en Ontario au cours des 5 dernières années, seulement 1 a effectivement dû aller en grève. Toutes les autres ont obtenus une entente juste et équitable après avoir été habilitées (mis dans une position de force) avec un mandat de grève. À l’Université d’Ottawa, d’autres syndicats ont obtenu des mandats de grève au cours des dernières années, sans devoir par la suite aller en grève pour obtenir une entente négociée: ce fût le cas de CUPE-2626 en 2010 (81% en faveur d’un mandat de grève) et de l’APTPUO en 2011 (98% en faveur d’un mandat de grève). Voter « oui » confère au Comité exécutif l’autorité d’éventuellement déclarer une grève si cela devient absolument nécessaire pour obtenir une entente juste et équitable.

Pourquoi le vote est-il tenu de cette façon ?

Afin de déterminer la manière appropriée de tenir ce vote, l’APUO a demandé l’avis de sa conseillère juridique, d’un conseiller juridique externe et de l’ACPPU. Compte tenu de nos statuts et règlements et des exigences de la Loi sur les relations de travail, il nous a été recommandé de tenir ce vote de la même manière que l’APUO a toujours fait pour l’autre vote sous la juridiction de la Commission des relations de travail, soit le vote de ratification. En accord avec la loi, l’APUO a toujours tenu ce vote par bulletins secrets en lien à une assemblée générale spéciale. Nous avons été informés que le vote doit être possible pendant au moins 4 heures. Les votes de ratification précédents de l’APUO ont durés entre 4 et 6 heures. Nous avons conséquemment choisi de tenir le vote plus longtemps que par le passé afin de rendre celui-ci aussi accessible que possible. Par conséquence, le vote sera ouvert de 11h00 à 18h00, soit pendant 7 heures consécutives.

Quelle information additionnelle sera disponible pour m’aider à prendre une décision ?

Vous recevrez au cours des prochains jours de l’information additionnelle. Prenez le soin de la lire attentivement. Plus spécifiquement, vous recevrez (a) une « Foire aux questions » qui expliquera en détail ce qu’est un mandat de grève, un vote de grève, les conséquences d’une grève, d’un lockout, etc. ; (b) le protocole couramment utilisé par les autres universités que l’APUO a proposé à l’employeur ; (c) d’autres documents au sujet du processus et des enjeux de la présente ronde de négociations collectives. De même, la première partie de l’Assemblée générale spéciale du 31 juillet (30 minutes) permettra de transmettre les dernières informations aux membres. La seconde partie (60 minutes ou plus si nécessaire) permettra aux membres de poser toutes leurs questions, de présenter leurs points de vue et leurs arguments à tous les membres présents.

Veuillez faire tout ce qui est possible pour être présent à l’Assemblée générale spéciale du 31 juillet et essayez de convaincre autant de collègues que possible de vous y accompagner.

Cordialement,

Le Comité exécutif de l’APUO

PROPOSITION DE L’EMPLOYEUR

Chère(e)s membres,

Vous trouverez à l’hyperlien suivant Analyse de la proposition de l’employeur et Situation financière une version révisée de l’analyse présentée lors de l’Assemblée générale spéciale (AGS) du 3 juillet dernier au sujet de la dernière proposition de l’employeur, ainsi que la présentation sur la situation financière réelle de l’employeur présentée lors de la même AGS. Il faut mentionner que cette analyse ne repose pas sur une évaluation globale de la proposition, puisque l’employeur refuse toujours de nous remettre l’information nécessaire pour l’évaluer dans son ensemble (notamment en fonction de l’article 7.2 de la convention collective). Cela étant dit, notre analyse permet quand même de voir dès maintenant que la proposition de l’employeur, pour raisonnable qu’elle puisse en apparence sembler, se vide d’intérêt lorsqu’on s’y penche avec attention et la regarde dans tous ses détails. Comme d’habitude, n’hésitez pas à nous faire parvenir vos commentaires et questions.

Cordialement,

Le Comité exécutif de l’APUO

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE 31 JUILLET 2013

Chèr(e)s membres de l’APUO,

Le 3 juillet dernier, l’APUO a tenu une Assemblée générale spéciale pour faire le compte-rendu des négociations collectives et discuter des prochaines étapes possibles. Ce fut une assemblée historique avec une participation record de 222 membres, malgré le fait qu’elle dut avoir lieu à un moment où plusieurs membres ont une présence réduite sur le campus à cause de leurs vacances et leur recherche-terrain. En guise de suivi, nous voulons partager ce qui suit avec l’ensemble des membres :

1. Après avoir présenté l’échéancier juridique de la conciliation initiée par l’employeur et ses implications pour le processus de négociation collective, la nécessité de tenir au cours des prochaines semaines un vote sur un mandat de grève a été discutée, afin de permettre à l’APUO d’être dans une position de force lors de la médiation. Par conséquent, le Comité exécutif va tenir une autre Assemblée générale spéciale le mercredi 31 juillet, de 9 h à midi à l’Auditorium du Pavillon Marion (140 Louis Pasteur). L’ordre du jour détaillé sera établi plus près de la date de cette réunion, en fonction des développements qui se seront déroulés d’ici là. Veuillez s.v.p. faire dès maintenant tout ce que vous pouvez pour participer à cette assemblée spéciale qui sera fort probablement un moment déterminant de ces négociations collectives.

2. Le Comité exécutif a partagé plusieurs présentations avec les membres durant l’Assemblée générale spéciale du 3 juillet. Au cours des deux prochaines semaines, nous vous ferons parvenir des versions un peu plus détaillées de ces présentations au sujet du régime de retraite, de la situation financière de l’Université et d’autres enjeux. Nous vous demandons de prendre le temps nécessaire pour les lire avec attention, dans la mesure où nous essayons de vous transmettre le plus de données et d’analyse possibles pour vous permettre d’établir votre propre point de vue sur ces négociations.

3. Pour débuter, vous trouverez joint à ce courriel le Rapport du président présenté le 3 juillet. Il brosse un portrait de la situation dans laquelle nous sommes, comment nous y sommes arrivés, ainsi que les étapes et les échéanciers potentiels qui sont devant nous.

En terminant, nous voulons remercier tous les membres pour leur soutien prononcé. Nous sommes reconnaissants pour les courriels que nous avons reçus, ainsi que les questions et commentaires posés lors de l’Assemblée générale spéciale. Nous croyons fermement que la détermination et la solidarité des membres nous permettront de négocier avec l’employeur une entente juste et équitable pour conclure ces négociations.

Cordialement,

Le Comité exécutif de l’APUO