Table ronde: Marchandisation de l’édition savante

 

LA MARCHANDISATION DE L’ÉDITION SAVANTE: OCCASION OU MENACE?

Chères/chers membres,

Dans le cadre de la Semaine pour l’éducation publique, l’APUO organise une table ronde le lundi 6 mars 2017, de 12h à 12h50, au Pavillon Tabaret, salle 083.

La marchandisation de la recherche universitaire fait l’objet de vifs débats au sein des communautés scientifiques. Dans les dernières années, un nombre croissant de sociétés savantes ont signé des ententes avec de grands groupes d’édition tels que Reed-Elsevier, Wiley, Routledge-Taylor and Francis, SAGE et Springer. D’une part, ces entreprises ont une portée mondiale qui peut avoir pour effet de rapprocher les communautés de recherche. D’autre part, elles sont critiquées pour leurs pratiques tarifaires et leurs marges de profit très élevées, qui augmentent le coût du savoir et rendent les publications scientifiques moins accessibles aux étudiant.e.s et professeur.e.s. Par conséquent, les bibliothèques universitaires, notamment celle de l’Université d’Ottawa, ont de plus en plus de difficulté à maintenir leurs collections. Lors de ce déjeuner-causerie, des présentateurs/trices de l’Université d’Ottawa partageront leurs expériences et échangeront sur les diverses avenues possibles.

VENEZ DISCUTER AVEC NOUS!
Où: TBT 083, Université d’Ottawa
Quand: le lundi 6 mars, à midi – un déjeuner sera servi

Confirmez votre présence pour réserver votre déjeuner ici!

Ce message a été envoyé aux membres de l’APUO le 28 février, 2017. Pour voir le message original cliquez ici.

Sélection vice-président académique

Ce qui suit a été envoyé le 7 février 2017 par Jennifer Dekker, présidente de l’APUO à Jacques Frémont, président d’uOttawa au sujet du comité de sélection du nouveau vice-président académique.

Monsieur le recteur,

L’automne dernier, je vous faisais part d’un problème concernant la composition du comité de sélection du prochain ou de la prochaine vice-recteur/trice aux études. Je m’inquiétais alors du fait que le comité de sélection ne comprenne aucun.e professeur.e qui ne soit pas membre de la haute administration, réduisant ainsi au silence les voix des membres de l’APUO dans le processus de sélection. Dans le contexte des enjeux relatifs à la prise de décision et à la gouvernance dont l’exécutif de l’APUO vous a fait part l’été dernier, il s’agit d’un fait particulièrement déconcertant. Bien qu’il était alors trop tard pour modifier la composition du comité de sélection, vous nous avez promis que des professeur.e.s de l’APUO feraient désormais partie des processus de sélection pour tout poste de cadre supérieur. Il est important que les membres de l’APUO soient représentés dans ces comités de sélection car leur perspective diffère beaucoup de celle de l’administration. Nous relevons des membres de l’administration et nous travaillons sous leur direction et leur supervision. Nous sommes donc affecté.e.s par leurs décisions, leurs styles de gestion, leur allocation des ressources et parfois même leur propension à l’arbitraire. Combiné au fait qu’aucun.e professeur.e membre de l’APUO ne siège au comité de sélection, cela devrait inciter ce comité à mener une évaluation exemplaire des candidat.e.s, en veillant à ce que la personne choisie représente un choix acceptable pour les membres de l’APUO.

Bien que l’APUO n’ait pas de voix officielle au sein du comité de sélection, nos membres se sont exprimé.e.s avec force et clarté lors de notre « Évaluation des cadres supérieurs » de 2016, dont  faisait partie la doyenne de la Faculté des sciences de la santé. Bien que l’exécutif de l’APUO vous ait communiqué ses préoccupations lors de notre rencontre de l’été dernier, rien n’a été fait concernant les détails troublants que nombre de professeur.e.s ont rapportés dans l’évaluation. Au cas où vous n’en auriez pas été informé, je joins à ce courriel le résumé des résultats quantitatifs et un échantillon des données qualitatives que nous avons recueillis. Je vous encourage vivement à tenir compte de notre évaluation du rendement de cette doyenne si le comité de sélection considère sa candidature au poste de vice-recteur/trice aux études.

Veuillez recevoir cette lettre comme une indication des inquiétudes de nos membres de la Faculté des sciences de la santé et des autres facultés lorsqu’ils/elles entendent les rumeurs selon lesquelles la candidature de la doyenne Perrault est présentement considérée pour l’un des postes les plus importants de notre université. Les allégations selon lesquelles cette doyenne refuse systématiquement de rencontrer la plupart des professeur.e.s de sa faculté qui en font la demande, répartit les ressources de manière inéquitable, refuse de reconnaître l’importance du bilinguisme et pratique le harcèlement et l’intimidation en milieu de travail – ces dernières allégations au sujet desquelles il n’y a encore eu aucune enquête, contrairement à ce que prévoit la loi sur la santé et la sécurité au travail de l’Ontario – sont sources de grandes préoccupations.

Respectueusement,

Jennifer Dekker
APUO President

 

Pétition: Dites non à l’interdiction

Chèr.e.s membres,

À la lumière des évènements récents, de nombreux/euses professeur.e.s et institutions du secteur postsecondaire ont réagi aux développements affectant nos membres et l’ensemble de la communauté universitaire. Suite au décret présidentiel interdisant l’entrée aux États-Unis des ressortissants de sept pays à majorité musulmane (présentement devant les tribunaux), l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU – voir ci-dessous) et Universités Canada (déclaration) ont réagi fortement. En guise de solidarité, vous pourriez être intéressé.e.s à signer la pétition de l’American Association of University Professors (AAUP – voir le lien ci-dessous) afin de maintenir la pression.

Dites non à l’interdiction

(Ottawa – Le 31 janvier 2017) L’Association canadienne des professeures et professeurs d’université se joint à l’American Association of University Professors (AAUP) pour condamner avec force l’interdiction d’entrée aux États-Unis qui frappe les ressortissants de sept pays majoritairement musulmans et constitue un acte de discrimination à leur endroit.

Le décret présidentiel touche bon nombre des membres du personnel académique et des étudiants du Canada, puisqu’il limite leur capacité de se rendre aux États-Unis à l’occasion de conférences, et de s’engager dans des partenariats et des collaborations dans le domaine de la recherche avec des établissements et des savants américains. Dans son essence même, l’interdiction va à l’encontre de nos valeurs en ce qui concerne la circulation libre et ouverte des connaissances et des idées.

Nous exhortons les autorités américaines à respecter la liberté académique et à rejeter vigoureusement toute discrimination en annulant immédiatement l’interdiction.
Nous invitons également nos membres et toute la communauté académique au Canada à s’opposer au décret de l’administration Trump en signant la pétition de l’AAUP contre l’interdiction.

Ce message a été envoyé aux membres de l’APUO le 8 février, 2017. Pour voir le message original cliquez ici.