Solidarité avec le SCFP 2424

L’Association des professeur.e.s de l’Université d’Ottawa (APUO) tient à exprimer son soutien pour la section locale 2424 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente plus de 800 membres du personnel administratif, du personnel technique et du personnel de la bibliothèque de l’Université Carleton. Les membres du SCFP 2424 sont en grève pour protéger leurs droits de négociation et leur régime de retraite.

Nous dénonçons les tentatives de l’Université Carleton de retirer le régime de retraite de la convention collective du SCFP 2424, ainsi que sa campagne de désinformation contre le syndicat et le processus de négociation. Retirer le régime de retraite de la convention collective permettrait à l’Université Carleton de modifier et réduire unilatéralement les prestations de retraite des membres du SCFP 2424. De plus, nous sommes extrêmement préoccupés par la pratique de l’Université qui consiste à réassigner les tâches des membres du SCFP 2424 aux professeur.e.s représenté.e.s par la Carleton University Academic Staff Association (CUASA). L’APUO exhorte l’Université Carleton à revenir à la table de négociation, à s’y engager de bonne foi et à cesser ses pratiques déloyales.

L’APUO appuie sans réserve les efforts du SCFP 2424 pour protéger ses droits de négociations, et le régime de retraite de ses membres. Dans un contexte où les emplois précaires dans les institutions postsecondaires sont en hausse marquée partout au pays, nous saluons le travail du SCFP 2424 pour défendre les conditions de travail du personnel administratif, du personnel technique et du personnel de la bibliothèque de l’Université Carleton.

Mise à jour des négociations collectives

Chères/chers membres,

Les négociations collectives ont débuté le 31 janvier dernier, alors que les deux parties amorçaient la présentation de leurs propositions normatives. Elles présenteront leurs propositions financières durant la séance du 4 avril. À l’instar des négociations de 2015-2016, les rencontres se déroulent de manière respectueuse. Chaque partie présente ses propositions écrites, les explique et tente de justifier la pertinence des ajouts, retraits ou modifications proposés. Toutefois, au fil des semaines, tel que l’indique le tableau ci-dessous (état de la situation en date du 9 mars), un blocage se dessine :

Nombre de propositions Nombre et proportion de réponses reçues aux propositions Nombre et proportion de contre-propositions négatives, ou ne répondant aucunement aux principes exprimés dans la proposition initiale Nombre et proportion de contre-propositions démontrant une ouverture à identifier une solution acceptable aux deux parties
Administration de l’Université 17 17 (100%) 26 sur 27 propositions déposées par l’APUO (96%) 1 sur 27 propositions déposées par l’APUO (4%)
APUO 34 27 (79%) 9 sur 17 propositions déposées par l’administration (53%) 8 sur 17 propositions déposées par l’administration (47%)

Jusqu’à présent, comme vous pouvez le constater, l’équipe de l’administration ne négocie pas dans un esprit d’échange et de compromis. Elle a rejeté toutes les propositions de l’APUO auxquelles elle a répondu à l’exception d’une seule, celle qui suggère de modifier le libellé de l’article 17 pour remplacer les références à la sous-représentation des femmes et des hommes par des références à celle des « groupes d’équité ».

Qui plus est, l’administration refuse de renouveler l’entente sur l’effectif APUO minimum (plancher d’emploi). Concrètement, si cette entente n’est pas renouvelée, l’administration pourra abolir les postes des professeur.e.s et des bibliothécaires à temps plein qui quittent l’Université, que ce soit pour la retraite ou toute autre raison. Il en résultera non seulement une charge de travail accrue pour les membres de l’APUO (déjà surchargé.e.s), mais un appauvrissement considérable de l’enseignement et de la recherche à l’Université d’Ottawa.

Nombre d’entre nous espérions que l’arrivée de Jacques Frémont au rectorat ait un impact positif sur la vision de l’université qui guide l’administration à la table de négociation. À regret, nous constatons que ce n’est pas du tout le cas. Devant cette situation, soyez assuré.e.s que l’équipe de l’APUO est calme, méthodique et travaille sans relâche à amener l’administration à négocier. Votre appui et votre mobilisation sont néanmoins essentiels à la signature d’une entente juste, équitable et responsable devant l’avenir de la qualité de l’enseignement et de la recherche (comme un tout) à notre université. Nous continuerons à vous informer des développements à la table de négociation, qu’ils soient positifs ou négatifs. Nous demeurons également disponibles pour rencontrer les membres de vos unités sur invitation, dans un esprit d’imputabilité, de transparence et de collégialité. À cette fin, n’hésitez pas à communiquer avec notre présidente, Susan Spronk, à l’adresse suivante : apuopres@uottawa.ca.


Mise à jour – campagne sur la charge de travail

Chères/chers membres,

Lors de la session d’automne, un groupe de neuf professeur.e.s provenant de cinq facultés a rédigé une lettre destinée au vice-recteur aux études concernant la charge de travail. Cette lettre, que vous pouvez lire ici, visait à sensibiliser le vice-recteur à la charge de travail croissante des professeur.e.s et à l’amener à corriger la situation. Elle demandait notamment l’embauche de plus de personnel de soutien, soulignant que les membres du personnel de soutien sont elles et eux aussi surchargé.e.s. Nous sommes maintenant en mesure de vous offrir une mise à jour concernant cette action collective.

Diffusée avec le soutien de l’APUO, la lettre a recueilli un appui remarquable qu’il convient de souligner : 354 professeur.e.s réguliers/ères et quatre bibliothécaires (avec une distribution paritaire femmes/hommes), soit près du tiers des membres de l’APUO. Ce nombre est d’autant plus impressionnant que beaucoup de professeur.e.s adjoint.e.s ont mentionné ne pas avoir signé la lettre de crainte de retarder ou de compromettre leur promotion – ce qui, par ailleurs, communique un message inquiétant sur le climat de travail à l’Université d’Ottawa. Ainsi, seulement 35 des 228 professeur.e.s adjoint.e.s ont signé la lettre, comparativement à 159 professeur.e.s agrégé.e.s sur 313 et 157 professeur.e.s titulaires sur 328.

La lettre a été acheminée au vice-recteur aux études le 11 décembre, et il en a accusé réception le 13 décembre. Le 30 janvier, trois des autrices de la lettre ont rencontré David Graham (vice-recteur aux études), Sylvain Charbonneau (vice-recteur à la recherche) et Marc Joyal (vice-recteur aux ressources). Elles ont fait état de la situation et réitéré l’importance d’une réponse rapide et concrète aux problèmes décrits dans la lettre. Le 6 février, lors d’une rencontre du Comité mixte de consultation et de communication (art. 5.7 de la convention collective) à laquelle participait David Graham, les représentant.e.s de l’APUO ont souligné à nouveau que les membres sont très préoccupé.e.s par l’accroissement de la charge de travail et qu’ils/elles s’attendent à une action rapide et concrète de l’administration afin d’améliorer la situation.

Le 8 février, dans sa réponse aux autrices de la lettre, le vice-recteur aux études les remercie d’avoir contribué à la réflexion de l’administration de l’Université et écrit ce qui suit :

Comme nous vous l’avons dit, nous entamons actuellement une révision en profondeur de nos services administratifs qui aura comme objet d’assouplir, d’alléger, et d’améliorer ces activités de soutien. La question du rôle et de l’effectif du personnel de soutien se posera certainement dans le cadre de cette révision, et nous nous interrogerons notamment sur la question de savoir si nos effectifs sont insuffisants ou s’il s’agit de la manière dont notre personnel est réparti et déployé au sein de nos unités académiques et administratives.

L’APUO remercie David Graham d’avoir pris le temps de rencontrer et d’écouter les autrices de la lettre. Sous l’administration d’Allan Rock, les missives des membres de l’APUO restaient souvent lettres mortes.

Cela dit, la réponse du vice-recteur aux études n’offre rien de concret à court terme. Dans ce contexte, nous avons récemment demandé à David Graham que la révision annoncée soit menée de manière transparente, avec un échéancier connu et en coopération avec les divers syndicats du campus. Nous sommes en attente d’une réponse. Soyez assuré.e.s que nous continuons à travailler sur ce dossier, en collaboration avec les autrices de la lettre. Nous vous informerons de tout développement d’importance. Entretemps, n’hésitez pas à communiquer avec nous si vous avez des questions.

L’exécutif de l’APUO