Mise à jour sur la grève du personnel de soutien

Chères/chers membres,
 
Depuis lundi, le Personnel de soutien de l’Université d’Ottawa (PSUO) est en grève contre des demandes de réductions de salaires et d’avantages sociaux, l’ajout d’une clause orphelin dans la convention collective et le maintien de postes vacants dans l’unité de négociation. Contrairement à ce que l’administration centrale a rapporté, aucun compromis n’a été proposé au PSUO pour mettre fin à la grève. La meilleure façon de faire pression sur l’administration centrale pour qu’elle propose une entente juste et équitable au PSUO est de mobiliser le soutien de la communauté universitaire en faveur de nos collègues et ami.e.s en grève. 
 
Voici quelques actions que vous pouvez entreprendre pour soutenir les efforts du PSUO :
 

  • Nous invitons les membres à organiser eux-mêmes des piquets de solidarité avec le PSUO. Si vous organisez un piquetage de solidarité, veuillez nous le faire savoir afin que l’APUO puisse transmettre le message au PSUO et vous informer des lieux de piquetage. Nous vous encourageons également à prendre des photos de votre piquetage que l’APUO pourra partager sur les médias sociaux. Veuillez noter que, conformément aux directives de santé publique, les piquets de grève sont limités à un maximum de 25 personnes. Si vous avez des symptômes de COVID-19, nous vous demandons de ne pas participer à un piquet de grève. Si vous avez des doutes, nous vous invitons à utiliser l’outil d’auto-évaluation COVID-19.  
     
  • Puisque les membres du personnel de soutien n’ont présentement pas accès à leur compte courriel de l’Université, nous invitons nos membres à nous envoyer de courtes déclarations de soutien et de solidarité. Nous transmettrons vos déclarations au PSUO pour qu’elles soient partagées avec nos collègues en grève afin de leur faire savoir que nous les appuyons dans leur lutte pour une entente juste et équitable, et que nous sommes au fait de l’importance et de la qualité de leur travail.
     
  • Nous invitons également les membres à exprimer leur soutien pour le PSUO sur les médias sociaux en utilisant les mots-clics #équitépourPSUO, #uOttawa, #Respect. Il existe également des cadres de photos de profil Facebook que vous pouvez trouver en tapant « PSUO » dans la barre de recherche des cadres Facebook. 
     
  • Les étudiant.e.s doivent également faire face aux conséquences de la grève du PSUO. Nous encourageons les membres à prendre le temps d’expliquer aux étudiant.e.s comment la grève du PSUO pourrait avoir un impact sur eux et elles, de parler de l’immense contribution du personnel de soutien à notre université et de la raison pour laquelle une grève est nécessaire. Le soutien des étudiant.e.s envers le PSUO est  crucial en ce moment. Nous avons créé des notes en style télégraphique que vous pouvez utiliser pour ces discussions. 
     
  • Nous ne saurions trop insister sur l’importance pour les membres d’exercer leur droit de refuser d’assumer les tâches du personnel de soutien pendant cette grève. Lorsque les membres de l’APUO entreprennent des tâches du PSUO, cela diminue l’impact de la grève et allège la pression sur l’administration centrale pour qu’elle rompe avec son intransigeance. Plus vite cette grève aura des répercussions majeures sur le fonctionnement notre institution, plus nous avons de chances d’en voir la fin rapidement. À titre de rappel, nous vous invitons à consulter le bulletin suivant pour une description des responsabilités du personnel de soutien qui peuvent avoir un impact direct sur votre travail ou qu’on pourrait vous demander d’assumer. 
     
  • S’il y a des tâches non accomplies par le personnel de soutien qui ont une incidence sur votre capacité à faire votre travail, nous vous encourageons à écrire à votre doyen.ne et à Jacques Frémont à l’adresse suivante : recteur@uottawa.ca.

 
Notre solidarité et notre soutien continus au PSUO sont essentiels pour mettre rapidement fin à cette grève. 

Communiqué de l’APUO

Chères/chers membres, 
 
L’APUO s’excuse très sincèrement pour la communication envoyée aux membres vendredi soir dernier. Nous aurions dû consulter plus largement nos membres et, en particulier, les membres du caucus des professeur.e.s et bibliothécaires noir.e.s, autochtones et racisé.e.s, qui sont affectés par le racisme systémique au quotidien. En négligeant de le faire, nous avons envoyé une communication qui ne reconnaissait pas la relation complexe entre la liberté universitaire et les réalités du racisme systémique, notamment la manière dont la première peut alimenter la seconde. Nous aurions dû le reconnaître, en particulier dans le contexte du mouvement mondial Black Lives Matter et des nombreux incidents de racisme sur le campus et plus largement. Cela a une incidence directe sur nos relations de travail, pédagogiques et personnelles ici à l’Université d’Ottawa. Nous sommes fermement engagé.e.s à aller de l’avant sur cette question et à faire tout le travail nécessaire afin d’être de meilleur.e.s allié.e.s pour les communautés noires, autochtones et racisées.
 
Nous condamnons avec la plus grande fermeté le bullying, la cyberintimidation, le doxxing, la discrimination, le harcèlement, l’intimidation et les menaces dont les membres de notre communauté sont victimes. Ces actions n’ont absolument aucune place dans notre université, sous aucune considération. Elles ne servent qu’à nous éloigner les un.e.s des autres et à nous faire perdre de vue notre objectif commun, qui est d’établir un milieu sécuritaire et sain pour l’échange de vue et le partage du savoir. Tous et toutes les membre se trouvant dans une telle situation peuvent compter sur l’appui inconditionnel de l’APUO. À l’heure où notre communauté subit une immense pression en raison de la pandémie de Covid-19, de la grève du PSUO et d’une série d’incidents racistes sur le campus,[1] nous ne devons pas perdre de vue le fait qu’ensemble, nous faisons tous partie de cette communauté universitaire. L’APUO demande le respect et le soutien entre ses membres, envers nos étudiant.e.s, nos collègues du PSUO et chaque personne faisant partie de la communauté de l’Université d’Ottawa. 
 
L’APUO continuera à défendre vigoureusement les droits de toutes et tous ses membres tels que définis dans la convention collective, a fortiori la liberté universitaire. Cela dit, dans la défense d’un principe comme la liberté universitaire, nous ne pouvons pas abandonner notre objectif de s’attaquer au racisme systémique et d’assurer une communauté universitaire respectueuse, sécuritaire et équitable pour chacun.e d’entre nous. Il nous incombe à toutes et tous d’examiner les structures qui contribuent au racisme systémique. Nous espérons travailler avec vous toutes et tous pour relever les défis actuels auxquels nous sommes confronté.e.s en tant que professeur.e.s et bibliothécaires.
 
En tant que Comité exécutif de votre syndicat, nous pouvons et devons faire mieux. Nous ferons un suivi à ce message.

 
[1] L’APUO est très troublée d’avoir appris, par une déclaration publiée lundi soir par notre université, qu’un autre incident raciste a eu lieu sur le campus cette semaine. Cet incident n’est que l’un des nombreux qui ont été portés à l’attention des membres par l’APUO au cours de la dernière année.

Grève du personnel de soutien lundi

Chères/chers membres,
 
Hier, nous vous avons fait part de l’état des négociations collectives entre le Personnel de soutien de l’Université d’Ottawa (PSUO) et l’administration centrale. Les deux parties ont participé à une séance de médiation qui n’a malheureusement pas mené à une entente de principe. Si un terrain d’entente n’est pas trouvé avant le lundi 19 octobre, les 1 300 membres du personnel de soutien seront en grève dès lundi matin. Pour l’instant, aucune nouvelle date de négociation n’a été prévue entre les deux parties. Les membres de l’APUO devraient donc être prêts à faire face à une perturbation de travail la semaine prochaine.
 
Le recteur Frémont, le vice-recteur Bourgeois et la provost et vice-rectrice Scott ont fait preuve d’un grand manque de respect à l’endroit du vote de grève massif du PSUO l’automne dernier et du rejet tout aussi massif de l’offre finale déposée par l’admisnitration centrale en juin dernier, ce qui aura de graves conséquences sur la qualité de l’expérience étudiante à partir de la semaine prochaine. Tout comme les membres de l’APUO, nos ami.e.s et collègues du personnel de soutien ont fait preuve d’un dévouement exceptionnel pour relever les défis posés par la pandémie de Covid-19. Les tentatives de l’administration centrale de tirer profit d’un contexte déjà difficile pour pousser le personnel de soutien à accepter des réductions de salaires et d’avantages sociaux, une clause orphelin, ainsi que le maintien de nombreux postes vacants dans leur unité de négociation marquent un creux dans l’histoire de notre université. 
 
La position intransigeante de l’administration centrale n’est pas de bon augure pour les prochaines négociations collectives de l’APUO, qui débuteront dans quelques mois. La solidarité intersyndicale a rarement été plus importante que cette année.
 
En cas de perturbation de travail, l’administration centrale pourrait vous demander d’effectuer certaines des tâches du personnel de soutien. En solidarité avec nos collègues du PSUO, nous demandons aux membres de l’APUO d’exercer leur droit de refuser d’accomplir toute tâche du personnel de soutien lors d’une perturbation du travail. Nous vous invitons également à transmettre toute demande de travail habituellement effectué par le personnel de soutien à votre doyen.ne, au recteur et aux vices-recteurs.trices.
 
À titre de rappel, voici quelques activités dont est responsable le personnel de soutien :

  • superviser et gérer les activités des unités académiques et de leur comités;
  • en ce qui concerne les études de premier cycle, le personnel de soutien fournit un soutien à de nombreuses activités académiques, par exemple en affichant et en confirmant les notes, en aidant dans la programmation des cours et des examens, en répondant aux demandes des professeur.e.s liées au travail, en assurant le suivi pour les demandes d’appels des étudiant.e.s, en supervisant les évaluations des cours, et en travaillant sur VENTUS ;
  • en ce qui a trait aux études supérieures, le personnel de soutien aide les professeur.e.s pour les aspects administratifs concernant les dossiers d’admission, les inscriptions, la supervision des étudiant.e.s, les soutenances de thèses et l’attribution des bourses internes et externes ;
  • à la bibliothèque, le personnel de soutien veille au bon fonctionnement des revues électroniques et des bases de données de recherche ;
  • dans les laboratoires de certaines facultés, le personnel de soutien agit également en tant que coordonnateur ou coordonnatrice de laboratoire en veillant au bon fonctionnement des laboratoires, en dispensant des enseignements, en supervisant les achats, et en siégeant au sein de comités ;
  • le personnel de soutien aide les membres de l’APUO à concevoir le design pédagogique de cours en ligne ;
  • pour les finances de l’Université, le personnel de soutien examine, traite et approuve toutes les factures de l’université, les écritures, et contrôle donc l’émission des remboursements des dépenses des membres de l’APUO. 

L’APUO est en communication étroite avec le PSUO. Nous continuerons à vous informer des développements et de l’appui qui peut être apporté à nos collègues du personnel du soutien.

Mise à jour sur les négociations du PSUO

Chères/chers membres,
 
Nous vous écrivons aujourd’hui pour une mise à jour sur les négociations en cours entre le Personnel de soutien de l’Université d’Ottawa (PSUO) et l’administration centrale. Comme nous l’indiquions dans notre bulletin du 14 septembre, la dernière fois que les deux parties se sont rencontrées, il y a eu très peu de progrès en vue de parvenir à une entente juste et équitable pour le personnel de soutien. L’administration centrale est revenue à la table avec une offre « pratiquement indiscernable » de l’offre finale rejetée à 80% en juin dernier. 
 
Aujourd’hui, le PSUO participera à une séance de médiation avec l’administration centrale. Étant donné que la Commission du travail de l’Ontario a déjà publié un rapport « No-Board », les parties sont en position de grève légale ou de lock-out. Les membres de l’APUO doivent donc se préparer à la possibilité qu’il y ait une perturbation de travail pouvant avoir un impact direct sur leur quotidien et mettant un frein à plusieurs activités régulières de notre institution.
 
En cas de perturbation de travail, l’administration centrale pourrait vous demander d’effectuer certaines des tâches du personnel de soutien. En solidarité avec nos collègues du PSUO, nous demandons aux membres de l’APUO d’exercer leur droit de refuser d’accomplir toute tâche du personnel de soutien lors d’une perturbation du travail.
 
Voici quelques activités dont est responsable le personnel de soutien :
 

  • superviser et gérer les activités des unités académiques et de leur comités;
  • en ce qui concerne les études de premier cycle, le personnel de soutien fournit un soutien à de nombreuses activités académiques, par exemple en affichant et en confirmant les notes, en aidant dans la programmation des cours et des examens, en répondant aux demandes des professeur.e.s liées au travail, en assurant le suivi pour les demandes d’appels des étudiant.e.s, en supervisant les évaluations des cours, et en travaillant sur VENTUS ;
  • en ce qui a trait aux études supérieures, le personnel de soutien aide les professeur.e.s pour les aspects administratifs concernant les dossiers d’admission, les inscriptions, la supervision des étudiant.e.s, les soutenances de thèses et l’attribution des bourses internes et externes ;
  • à la bibliothèque, le personnel de soutien veille au bon fonctionnement des revues électroniques et des bases de données de recherche ;
  • dans les laboratoires de certaines facultés, le personnel de soutien agit également en tant que coordonateur ou coordonnatrice de laboratoire en veillant au bon fonctionnement des laboratoires, en dispensant des enseignements, en supervisant les achats, et en siégeant au sein de comités ;
  • le personnel de soutien aide les membres de l’APUO à concevoir le design pédagogique de cours en ligne ;
  • pour les finances de l’Université, le personnel de soutien examine, traite et approuve toutes les factures de l’université, les écritures, et contrôle donc l’émission des remboursements des dépenses des membres de l’APUO. 

 
En plus de ces tâches, le personnel de soutien est également responsable de nombreuses autres facettes opérationnelles de l’Université ayant un impact direct sur l’expérience étudiante.
 
Jusqu’à présent, l’approche de négociations de l’administration centrale avec le PSUO a été intransigeante. Tel qu’indiqué dans notre bulletin de décembre 2019, l’excédent financier record de 91,8 millions de dollars pour 2018-2019 est équivalent à la masse salariale totale des membres du PSUO. Le 6 octobre, le recteur Frémont a fait état d’un excédent financier de 36 millions de dollars pour l’exercice 2019-2020. En fait, l’Université a cumulé plus d’un demi-milliard de dollars d’excédent financier au cours des treize dernières années (557,26 millions de dollars précisément), ce qui constitue en partie des services non rendus à la communauté universitaire.  
 
L’administration centrale refuse de reconnaître à sa juste valeur la contribution des membres du PSUO au succès de notre Université. Par ailleurs, la charge de travail des membres de l’APUO augmente à la mesure des délais incessants de l’administration centrale à pourvoir les plus de cent postes vacants du personnel de soutien. C’est pourquoi nous invitons les membres de l’APUO à faire savoir clairement à leurs doyen.ne.s qu’ils/elles n’ont pas l’intention d’accomplir les tâches des membres du personnel de soutien en cas de grève ou de lock-out. 
 
L’APUO fournira d’autres mises à jour concernant une éventuelle grève ou un lock-out dans les prochains jours.