Mise à jour sur les négociations: conciliation

Chères/chers membres,

Suite à une fin de semaine de négociations intensives, les équipes de négociations de l’APUO et de l’administration centrale n’ont pas réussi à conclure une entente. À ce stade-ci, les deux parties envisagent de faire appel à un médiateur pour la suite des négociations. C’est ce que l’équipe de négociations de l’APUO recommandera au Comité exécutif.

Comme nous l’avons mentionné dans nos mises à jour des derniers mois, la grande majorité des propositions déposées par l’APUO ont été rejetées, y compris toutes nos propositions concernant la charge de travail, ce qui rend la présente ronde de négociations collectives particulièrement difficile.

De plus, de nombreux éléments de l’offre globale de l’administration centrale sont inacceptables, notamment les propositions monétaires et la fin de l’entente sur l’effectif APUO minimum (plancher d’emploi).

L’administration centrale vient d’aviser l’APUO qu’elle a demandé la nomination d’un conciliateur. Nous vous informerons des développements au fur et à mesure.

Nous vous encourageons encore une fois à participer à notre campagne Respect :

  • en portant le macaron que vous recevrez dans les prochains jours;
  • en collant l’affiche que vous recevrez sur la porte de votre bureau; et
  • en exprimant votre appui à l’équipe de négociations sur les médias sociaux en utilisant ensemble les mots-clics #Respect et #uOttawa.

À l’heure actuelle, notre meilleur atout pour négocier une convention collective juste et équitable est de faire preuve d’unité.

Solidairement,

L’équipe de négociations de l’APUO

Campagne #Respect

Chères/chers membres,

L’APUO négocie avec l’administration centrale de l’Université depuis le 30 janvier. Comme nous l’avons mentionné dans nos mises à jour des derniers mois, la grande majorité des propositions déposées par l’APUO ont été rejetées, rendant les négociations particulièrement difficiles.

Alors que nous nous préparons à une séance de négociation intensive de vendredi à lundi, nous lançons une campagne pour que l’administration centrale fasse preuve de respect envers l’APUO et le processus de négociations. Dans les prochains jours, vous recevrez un macaron et un dépliant résumant les principales propositions déposées par l’APUO et par l’administration. Au verso du dépliant, vous trouverez une affiche que nous vous encourageons à coller sur votre porte de bureau, en signe de solidarité avec vos collègues et l’équipe de négociations de l’APUO. Nous vous encourageons également à exprimer votre soutien pour l’équipe de négociations sur les médias sociaux, en utilisant les mots-clic #Respect et #uOttawa ensemble.

Notre convention collective prend fin le 30 avril, mais nous gardons espoir que la séance de négociation intensive de la fin de semaine puisse être productive.

Solidairement,

Le Comité exécutif de l’APUO

Un engagement envers l’équité dans notre convention collective

Lors de la présente ronde de négociations, l’APUO s’est engagée à accroître l’équité à l’Université d’Ottawa. Dans ce bulletin, nous présentons les propositions déposées par notre équipe afin d’accroître la représentation des groupes d’équité. Selon l’article 17.1.6.1 de la convention collective (CC), les groupes d’équité comprennent les femmes, les minorités visibles, les Autochtones et les personnes avec un handicap.

Mise à jour sur les progrès du Comité sur l’équité, la diversité et l’inclusion 

Comme vous vous en souvenez peut-être, l’APUO a fourni un résumé du travail accompli par le Comité sur l’équité, la diversité et l’inclusion (CÉDI) pour l’année académique 2016-2017 dans son bulletin de décembre. Dans ce bulletin, il était mentionné que le Bureau des droits de la personne de l’Université (BDP) a refusé de partager les données relatives aux minorités visibles, aux Autochtones et aux personnes ayant un handicap parmi les professeur.e.s à temps plein. Le rapport du CÉDI s’est donc penché sur l’équité liée aux genres, plus particulièrement l’équité hommes-femmes en termes de représentation, de rémunération et de temps requis pour la promotion. L’analyse du CÉDI a fourni à l’APUO de précieuses informations sur les moyens d’accroître l’équité hommes-femmes dans cette ronde de négociations. De plus, le rapport du CÉDI a souligné l’importance de préciser dans la CC l’obligation pour le BDP de partager avec le CÉDI les données relatives aux minorités visibles, aux Autochtones et aux personnes ayant un handicap.

Voici un résumé des travaux de l’APUO sur les enjeux d’équité, ainsi que les propositions relatives à l’équité que nous avons déposées au cours de la présente ronde de négociations.

Accroître la représentation des groupes d’équité

Les professeur.e.s et bibliothécaires membres de groupes d’équité sont souvent appelé.e.s à effectuer des tâches supplémentaires telles que l’analyse de documents dans une « optique d’équité », le travail de liaison avec les groupes communautaires et les médias, le mentorat, la rédaction de rapports sur les enjeux d’équité et la participation à de multiples comités. Malheureusement, ces tâches additionnelles sont rarement rémunérées et rarement considérées dans l’évaluation des demandes de permanence et de promotion.[1]Cette réalité est aggravée par la sous-représentation continue des membres des groupes d’équité et souligne l’importance d’accroître la représentation des professeur.e.s et des bibliothécaires qui s’identifient aux groupes d’équité.

L’APUO a proposé des modifications à l’article 17. Là où la CC mentionne la sous-représentation des femmes ou des hommes, nous proposons de remplacer « femmes ou hommes » par « groupes d’équité ». L’objectif est d’étendre la portée de l’article aux minorités visibles, aux Autochtones et aux personnes avec handicap. Ces changements devraient avoir un impact sur les embauches à venir et accroître la représentation des groupes d’équité. Jusqu’à présent, l’administration centrale semble disposée à accepter cette proposition. Cependant, l’APUO estime que ce changement à lui seul est insuffisant.

Reconnaissant que des biais inconscients ont une incidence sur les embauches, l’APUO estime qu’il est essentiel d’accroître la représentation des groupes d’équité au sein des divers comités universitaires. C’est pourquoi l’APUO propose d’ajouter à notre CC un libellé qui assurerait la représentation d’au moins un groupe d’équité au sein des comités du personnel enseignant des facultés (article 14), des comités du personnel enseignant des départements (article 15), des comités du personnel des bibliothécaires (article 16.1) et des comités du personnel enseignant de l’Institut (article 16.2). Jusqu’à ce que nous parvenions à augmenter le nombre de professeur.e.s et de bibliothécaires à temps plein s’identifiant aux groupes d’équité, nous croyons que cette proposition représente un pas dans la bonne direction.

Données sur les groupes d’équité 

Nous savons qu’il y a une sous-représentation des minorités visibles, des Autochtones et des personnes avec handicap parmi les membres de l’APUO. Pour combler cet écart de représentation, il est essentiel d’analyser les données sur les groupes d’équité et de fixer des objectifs pour améliorer la représentation. L’APUO a déposé une proposition qui mandaterait les comités du personnel enseignant à effectuer des examens annuels des données relatives aux groupes d’équité et à fixer des objectifs d’embauches visant à accroître la représentation des groupes d’équité.

L’APUO exhorte l’administration centrale à accepter d’inclure dans notre convention collective : 1) l’obligation pour le BDP de partager les données sur les groupes d’équité avec le CÉDI; 2) la création d’un poste d’analyste des données relatives à l’équité au sein du Bureau de la recherche et de la planification institutionnelle. Dans le cadre de U15, l’Université d’Ottawa s’est engagée à améliorer l’équité et la diversité dans la recherche. Compte tenu de cet engagement, nous sommes très perplexes devant le refus de l’administration centrale d’accepter nos propositions concernant la collecte et l’analyse des données sur l’équité.

Services de garde 

L’APUO croit fermement que la garde d’enfants est un service important pour les membres de la communauté universitaire et représente une étape nécessaire pour assurer l’équité relative à l’état familial. Un manque d’accès à des services de garde de qualité signifie que certain.e.s membres de la communauté universitaire sont désavantagé.e.s au point que cela a un impact sur leur capacité à travailler et à participer pleinement à la vie académique. Faire des services de garde une nécessité, c’est à la fois tenir compte de l’évolution démographique à l’Université d’Ottawa et fournir un soutien social indispensable aux membres de la communauté universitaire qui ont de jeunes enfants. Un accès accru à des services de garde de qualité permettrait aux professeur.e.s et aux bibliothécaires d’être davantage engagé.e.s en tant que membres de leurs communautés universitaires et non universitaires respectives. L’APUO a déposé une proposition visant à créer 100 nouvelles places en garderie près du campus, dont 60 seraient réservées aux membres de l’APUO. L’administration centrale a catégoriquement rejeté cette proposition.

Questionnaires étudiants   

La recherche universitaire sur les questionnaires complétés par les étudiant.e.s à des fins d’évaluation de l’enseignement a démontré que ces questionnaires sont non seulement inefficaces, mais qu’ils comportent des biais défavorisant les membres des groupes d’équité. Nous sommes fort déçus que l’administration centrale nous ait proposé de supprimer le droit de l’APUO d’être consultée avant la mise en œuvre de changements aux questionnaires étudiants. L’APUO a exprimé sa volonté de participer à une table de discussion avec le vice-recteur aux études pour explorer la possibilité d’introduire des dossiers d’enseignement. Les questionnaires étudiants ne seraient qu’une des composantes de ces dossiers.

Conclusion

Comme nous l’avons mentionné dans un de nos précédents bulletins sur les négociations, l’administration centrale n’a pas seulement rejeté la plupart de nos propositions en matière d’équité, elle n’a pas présenté de contre-propositions pour favoriser une discussion et trouver un terrain d’entente. Il est fort difficile de comprendre pourquoi l’administration centrale refuse de s’engager à créer un environnement de travail juste et équitable pour les professeur.e.s et les bibliothécaires. À une époque où les grands médias abordent quotidiennement les enjeux d’équité, nous demeurons optimistes que l’administration de l’Université se joindra à l’APUO pour s’attaquer aux problèmes systémiques de sexisme, de racisme et de capacitisme au sein de notre institution.

Nous tenons à réitérer une fois de plus notre volonté de rencontrer vos unités et de discuter de nos propositions et du processus des négociations. Si c’est votre souhait d’organiser une telle rencontre, n’hésitez pas à communiquer avec notre présidente Susan Spronk à apuopres@uottawa.ca.


[1]Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) – Politique générale de l’ACPPU sur la reconnaissance de la charge de travail accrue des membres du personnel académique au sein des groupes d’équité en contexte minoritaire. https://www.caut.ca/fr/au-sujet/politiques-generales-de-l-acppu/lists/politiques-générales-de-l%27acppu/la-reconnaissance-de-la-charge-de-travail-accrue-des-membres-du-personnel-académique-au-sein-des-groupes-d-équité-en-contexte-minoritaire

Mise à jours sur les négociations: propositions monétaires

Chères/chers membres,

Mercredi après-midi, l’équipe de négociations de l’APUO a déposé les propositions monétaires approuvées par notre conseil d’administration. Voici un résumé de ce que nous avons présenté à l’administration centrale. Pour l’instant, l’APUO propose une convention collective de deux ans.

Salaires :

  • 2% d’augmentation économique annuelle
  • 2% d’augmentation annuelle de rattrapage
  • L’élimination des plafonds salariaux pour tous les rangs de professeur.e.s.
  • Modifications à l’article 41.3.2.4 pour supprimer le Progrès dans le rang (PDR) réduit pour les professeur.e.s adjoint.e.s ayant obtenu la permanence (c’était une possibilité avant 2004)

L’augmentation économique proposée est basée sur le taux d’inflation prévu. Les augmentations salariales de rattrapage proposées sont basées sur les différences entre nos salaires et ceux de nos collègues des universités comparables. Pour l’analyse, ces universités étaient McMaster, Queen’s, York et Western, où les professeur.e.s ont des salaires plus élevés. Ainsi, les propositions que nous avons déposées tiennent compte à la fois de la nécessité d’un rattrapage salarial et du taux d’inflation prévu (environ 2% annuellement).

Avantages sociaux :

  • Augmenter la couverture médicale de 80% à 100% (comme c’était le cas auparavant)
  • Augmenter la couverture des soins dentaires de 80% à 100%
  • Augmenter les prestations pour les soins de la vue de 250 $ à 400 $
  • Augmenter les remboursements de dépenses professionnelles (RDP) de 1 625 $ (inchangé depuis 2011) à 2 000 $ par année.

Avantages sociaux pour les retraité.e.s :

  • Permettre aux retraité.e.s d’avant l’année 2001 d’avoir accès aux comptes de dépenses en soins de santé (CDSS) pour les retraité.e.s
  • Augmenter les fonds du CDSS pour les retraité.e.s à 3 000 $ par année

Comme à chaque ronde de négociations collectives, l’APUO et l’administration centrale ont commandé conjointement une étude pour analyser nos avantages sociaux et les évaluer par rapport à notre groupe comparateur (Carleton, McMaster, Queen’s, Guelph, Waterloo, Western, Windsor et York).

Voici le classement de l’Université d’Ottawa en termes d’avantages sociaux (le 1e rang correspond à la meilleure gamme d’avantages sociaux et le 8e rang à la plus faible) :

Couverture des soins de santé dans leur ensemble (avant la retraite, comprend vision/audition et soins dentaires) Entre le 7e et le 8erangs
Soins dentaires uniquement Inférieur au 8e rang*
Couverture des soins de santé à la retraite Inférieur au 8e rang
L’ensemble des soins de santé (avant la retraite et à la retraite) Inférieur au 8e rang

* « Inférieur au 8e rang » signifie que, bien que l’Université d’Ottawa se compare aux universités du groupe comparateur en termes de taille et de mandat, nos avantages étaient tellement inférieurs à ceux offerts dans les universités du groupe comparateur qu’ils se situaient hors de la marge de 1 à 8 établie par l’étude.

Les propositions de l’administration centrale

Salaires :

  • 1.25% du 1er mai 2018 au 1er mai 2020 (cette augmentation tient compte de l’inflation)
  • Aucune proposition d’augmentation salariale de rattrapage n’a été déposée.

Aucun changement n’a été proposé en ce qui concerne les prestations de soins de santé et de soins dentaires.

L’administration propose de supprimer entièrement l’article 40.8.1. Cet article concerne l’accès au stationnement sur le campus.

L’administration a déposé une lettre d’entente qui mettrait fin au Programme d’incitation volontaire à la retraite à l’expiration de la convention collective actuelle.

Situation financière de l’Université

Comme vous vous en souvenez peut-être, dans son bulletin de décembre, l’APUO a contribué à déboulonner le mythe selon lequel l’Université d’Ottawa est confrontée à des difficultés financières. Selon les états financiers vérifiés de l’Université, elle a accumulé des excédents de 347 millions de dollars au cours des neuf dernières années, et 48.6 millions de dollars (12.1 millions de dollars si l’on exclut les gains non réalisés) pour la période 2016-2017.

L’administration centrale invoque des difficultés financières lorsque vient le temps de négocier avec les divers syndicats, de hausser les droits de scolarité, de geler les embauches de personnel de soutien, d’augmenter les charges de travail ou d’imposer des coupes paramétriques à toutes les facultés et à la bibliothèque. Cependant, ces « difficultés financières » disparaissent soudainement lorsque vient le moment de proposer de généreuses augmentations salariales pour le recteur et quatre vice-recteurs. À cela il faut ajouter les frais de consultants et les frais de voyage déraisonnables encourus par l’administration depuis des années. Somme toute, le principal déficit de l’administration centrale en est un de crédibilité.

Pour toutes les raisons mentionnées dans ce bulletin, nous considérons que les propositions monétaires de l’administration centrale sont déraisonnables et inacceptables. Même en considérant uniquement le taux d’inflation (i.e. sans rattrapage salarial), accepter ces propositions entraînerait une baisse du pouvoir d’achat des membres de l’APUO.

Consultez le lien suivant pour l’ensemble de nos propositions salariales et pour celles sur les avantages sociaux.
Pour l’ensemble des propositions de l’administration centrale, voir ce lien.

Enfin, nous souhaitons vous inviter à notre Forum de réflexion et d’action stratégique (FRAS) sur la situation financière de l’Université d’Ottawa (le 24 avril, de midi à 14h00, GSD 307). Pour plus d’information, consultez ce lien.

Assemblée Générale Annuelle – Printemps 2018

L’assemblée générale annuelle de l’APUO aura lieu le 26 avril 2018 de 11h30 à 15h00, à l’Auditorium des anciens – Centre Universitaire.

Ce sera l’occasion d’élire les membres du Comité exécutif 2018-2019 de l’APUO, soit celles et ceux qui sont responsables de la gestion des affaires courantes et des questions urgentes. Étant donné que nous sommes présentement en négociations, il s’agit d’une année charnière et votre participation en grand nombre à l’assemblée générale est particulièrement importante. Sandwichs et café seront servis.

Voici les documents pour la rencontre:

À l’Association des professeur.e.s de l’Université d’Ottawa (APUO), nous prenons des mesures pour que nos services soient accessibles à toute personne ayant une incapacité. Si vous avez besoin d’accommodements pour accéder ou participer pleinement à cet événement, veuillez communiquer avec Michel Desjardins (apuodir@uottawa.ca, 613-230-3659) au bureau de l’APUO au plus tard trois (3) jours ouvrables avant la réunion ou l’événement. Un tel préavis est essentiel pour que l’APUO puisse prendre les dispositions nécessaires pour toute demande d’accommodement appropriée.   

Solidarité avec le SCFP 2424

L’Association des professeur.e.s de l’Université d’Ottawa (APUO) tient à exprimer son soutien pour la section locale 2424 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente plus de 800 membres du personnel administratif, du personnel technique et du personnel de la bibliothèque de l’Université Carleton. Les membres du SCFP 2424 sont en grève pour protéger leurs droits de négociation et leur régime de retraite.

Nous dénonçons les tentatives de l’Université Carleton de retirer le régime de retraite de la convention collective du SCFP 2424, ainsi que sa campagne de désinformation contre le syndicat et le processus de négociation. Retirer le régime de retraite de la convention collective permettrait à l’Université Carleton de modifier et réduire unilatéralement les prestations de retraite des membres du SCFP 2424. De plus, nous sommes extrêmement préoccupés par la pratique de l’Université qui consiste à réassigner les tâches des membres du SCFP 2424 aux professeur.e.s représenté.e.s par la Carleton University Academic Staff Association (CUASA). L’APUO exhorte l’Université Carleton à revenir à la table de négociation, à s’y engager de bonne foi et à cesser ses pratiques déloyales.

L’APUO appuie sans réserve les efforts du SCFP 2424 pour protéger ses droits de négociations, et le régime de retraite de ses membres. Dans un contexte où les emplois précaires dans les institutions postsecondaires sont en hausse marquée partout au pays, nous saluons le travail du SCFP 2424 pour défendre les conditions de travail du personnel administratif, du personnel technique et du personnel de la bibliothèque de l’Université Carleton.

Mise à jour des négociations collectives

Chères/chers membres,

Les négociations collectives ont débuté le 31 janvier dernier, alors que les deux parties amorçaient la présentation de leurs propositions normatives. Elles présenteront leurs propositions financières durant la séance du 4 avril. À l’instar des négociations de 2015-2016, les rencontres se déroulent de manière respectueuse. Chaque partie présente ses propositions écrites, les explique et tente de justifier la pertinence des ajouts, retraits ou modifications proposés. Toutefois, au fil des semaines, tel que l’indique le tableau ci-dessous (état de la situation en date du 9 mars), un blocage se dessine :

Nombre de propositions Nombre et proportion de réponses reçues aux propositions Nombre et proportion de contre-propositions négatives, ou ne répondant aucunement aux principes exprimés dans la proposition initiale Nombre et proportion de contre-propositions démontrant une ouverture à identifier une solution acceptable aux deux parties
Administration de l’Université 17 17 (100%) 26 sur 27 propositions déposées par l’APUO (96%) 1 sur 27 propositions déposées par l’APUO (4%)
APUO 34 27 (79%) 9 sur 17 propositions déposées par l’administration (53%) 8 sur 17 propositions déposées par l’administration (47%)

Jusqu’à présent, comme vous pouvez le constater, l’équipe de l’administration ne négocie pas dans un esprit d’échange et de compromis. Elle a rejeté toutes les propositions de l’APUO auxquelles elle a répondu à l’exception d’une seule, celle qui suggère de modifier le libellé de l’article 17 pour remplacer les références à la sous-représentation des femmes et des hommes par des références à celle des « groupes d’équité ».

Qui plus est, l’administration refuse de renouveler l’entente sur l’effectif APUO minimum (plancher d’emploi). Concrètement, si cette entente n’est pas renouvelée, l’administration pourra abolir les postes des professeur.e.s et des bibliothécaires à temps plein qui quittent l’Université, que ce soit pour la retraite ou toute autre raison. Il en résultera non seulement une charge de travail accrue pour les membres de l’APUO (déjà surchargé.e.s), mais un appauvrissement considérable de l’enseignement et de la recherche à l’Université d’Ottawa.

Nombre d’entre nous espérions que l’arrivée de Jacques Frémont au rectorat ait un impact positif sur la vision de l’université qui guide l’administration à la table de négociation. À regret, nous constatons que ce n’est pas du tout le cas. Devant cette situation, soyez assuré.e.s que l’équipe de l’APUO est calme, méthodique et travaille sans relâche à amener l’administration à négocier. Votre appui et votre mobilisation sont néanmoins essentiels à la signature d’une entente juste, équitable et responsable devant l’avenir de la qualité de l’enseignement et de la recherche (comme un tout) à notre université. Nous continuerons à vous informer des développements à la table de négociation, qu’ils soient positifs ou négatifs. Nous demeurons également disponibles pour rencontrer les membres de vos unités sur invitation, dans un esprit d’imputabilité, de transparence et de collégialité. À cette fin, n’hésitez pas à communiquer avec notre présidente, Susan Spronk, à l’adresse suivante : apuopres@uottawa.ca.


Opposition au Programme de rémunération des cadres exécutifs de l’Université d’Ottawa

Chères/chers membres,

Comme certains d’entre vous le savent peut-être déjà, le 3 février dernier, l’administration centrale a déposé le Programme de rémunération des cadres exécutifs de l’Université d’Ottawa. Ce Programme propose une hausse salariale importante pour cinq postes de cadres supérieurs.

Voici la répartition des augmentations proposées :

Poste Salaire actuel Hausse proposée Total si la hausse salariale est approuvée
Recteur 395 000 $ 59 600 $ 454 600 $
Vice-recteur aux études et provost 297 000 $ 53 500 $ 350 500 $
Vice-recteur à la recherche 297 677 $ 2 123 $ 299 800 $
Vice-recteur aux ressources 270 000 $ 28 700 $ 298 700 $
Vice-recteur aux relations extérieures 300 000 $ 11 900 $ 311 900 $

Au cours des dix dernières années, l’administration de l’Université a adopté des budgets d’austérité, forçant la communauté dans son ensemble à travailler à la réalisation des objectifs établis dans Destination 2020 avec de moins en moins de ressources. Au cours des deux dernières années seulement, l’administration centrale a imposé des compressions budgétaires de 4% à toutes les facultés et des coupes à la bibliothèque, elle a augmenté continuellement la charge de travail des professeur.e.s, des bibliothécaires et du personnel de soutien, et elle a haussé les droits de scolarité des étudiant.e.s. Cette politique d’austérité a un effet direct sur la capacité de l’Université à réaliser son mandat stratégique, qui est de fournir une éducation et une recherche du plus haut niveau, tout en améliorant l’expérience étudiante.

Le Programme de rémunération des cadres exécutifs de l’Université d’Ottawaest disponible dans son entièreté ici. L’APUO s’oppose vigoureusement à ce Programme et encourage fortement ses membres, ainsi que la communauté dans son ensemble, à participer à la consultation en cours. Pour faciliter la participation, l’APUO a rédigé une lettre – que vous pouvez modifier ou envoyer telle quelle – soulignant nos préoccupations à l’égard du Programme de rémunération des cadres exécutifs. Nous vous encourageons à visiter le lien suivant, à partir duquel vous pourrez envoyer une lettre rapidement et facilement. Le lien vous amènera vers une lettre proposée que vous pourrez modifier et personnaliser. De plus, lors de votre prochaine assemblée d’unité, nous vous encourageons à adopter une motion du type de celle adoptée par les collègues de l’École d’études politiques, afin d’exprimer votre désaccord collectif à l’endroit du Programme en question. Vous avez jusqu’au 2 mars 2018 pour participer à la consultation.

Solidairement,

L’exécutif de l’APUO

Mise à jour des négociations – les propositions de l’administration centrale

Chères/chers membres,

Le 31 janvier 2018, l’APUO et les représentant.e.s de l’administration centrale de l’Université ont échangé toutes leurs propositions normatives en vue des négociations. Tel que mentionné dans la présentation envoyée dans notre précédente communication, l’administration centrale et l’APUO attendent une étude sur les avantages sociaux des universités comparables avant de déposer des propositions sur les salaires et les avantages sociaux. Une fois que les deux parties auront soumis leurs propositions, celles-ci seront partagées avec les membres de l’APUO.

Les propositions normatives de l’APUO sont disponibles dans leur intégralité, divisées en six thèmes :

  1. Assurer une gouvernance ouverte, transparente et équitable
  2. Créer des conditions de travail justes et équitables
  3. Améliorer la qualité de l’éducation
  4. Améliorer les conditions de travail des professeur.e.s à engagement spécial continu (PESC), des bibliothécaires et des professeur.e.s de langues
  5. Établir des négociations efficaces
  6. Mises à jour générales

Les membres peuvent lire les propositions complètes de l’administration centrale de l’Université ici. Voici un bref résumé des principaux changements proposés :

  • Modifier le langage de la C.C. pour permettre à l’administration centrale de l’Université d’augmenter les charges d’enseignement dans les unités académiques où la charge d’enseignement est inférieure à ce qu’elle était en 1992-1994.
  • Faire en sorte qu’il soit plus facile pour les doyen.ne.s de refuser les hausses salariales liées au progrès dans le rang (PDR).
  • Affaiblir les mécanismes de justice procédurale établis afin de faciliter l’imposition de mesures disciplinaires à l’encontre des membres de l’APUO.
  • Supprimer le langage qui oblige l’administration centrale à obtenir le consentement de l’APUO pour utiliser un nouvel instrument d’évaluation de l’enseignement, y compris la forme et la teneur des questionnaires d’évaluation de l’enseignement complétés par les étudiant.e.s.
  • Supprimer l’obligation pour le Sénat de respecter la C.C. et les procédures établies s’il décide d’évaluer un programme ou un.e membre.
  • Permettre à la/au bibliothécaire en chef de nommer un.e bibliothécaire invité.e sans consulter le Comité du personnel des bibliothécaires (CPB).
  • Exclure tous les membres vice-doyen.ne.s de l’unité de négociation.

L’APUO attend avec impatience de discuter des mesures visant à accroître l’équité et la diversité au sein du corps professoral et des bibliothécaires de l’Université. Dans le cadre de l’U15 (Regroupement des universités de recherche du Canada), l’Université d’Ottawa s’est engagée au printemps dernier à améliorer l’équité et la diversité dans le milieu de la recherche.

Si vous et votre unité académique souhaitez en savoir davantage sur les négociations collectives, le Comité exécutif de l’APUO serait heureux d’être invité à faire une présentation et en discuter avec vous. Vous pouvez nous joindre à l’adresse suivante : apuoco@uottawa.ca

Solidairement,

L’exécutif de l’APUO

Début Des Négociations Collectives

Chères/chers membres,

Le 31 janvier, l’APUO a amorcé le processus de négociations collectives avec l’employeur. L’équipe de négociations a déposé une série de propositions résumées dans le Powerpoint suivant.

Nous remercions tou.te.s les membres qui ont assisté à l’assemblée générale spéciale de lundi. Vos précieuses rétroactions et le mandat clair qui nous a été confié nous guideront durant la présente ronde de négociations.

Voici les membres de l’équipe de négociations collectives de l’APUO:

Michel Desjardins, Directeur administratif de l’APUO (Négociateur en chef)
Jean-Daniel Jacob, Premier vice-président, Comité exécutif de l’APUO (École des sciences infirmières)
Dalie Giroux, Agente universitaire, Comité exécutif de l’APUO (École d’études politiques)
Richard L. Hébert, membre du Conseil d’administration de l’APUO (Faculté de médecine)
Susan Spronk, Présidente, Comité exécutif de l’APUO (École de développement international et mondialisation)

Membres pour des sujets précis:

Paul Saurette, membre du Conseil d’administration de l’APUO (École d’études politiques)
Colin Montpetit, Dirigeant à titre individuel, Comité exécutif de l’APUO (Département de biologie)
Natasha Udell, Conseillère juridique de l’APUO

Si vous et votre unité académique souhaitez en savoir davantage sur nos propositions de négociations, le Comité exécutif de l’APUO serait heureux d’être invité à faire une présentation et en discuter. Vous pouvez nous joindre à l’adresse suivante : apuoco@uottawa.ca

Nous vous informerons des développements importants tout au long des négociations.

Solidairement,

L’exécutif de l’APUO