Culture de viol, misogynie et sexisme sur le campus

L’Association des professeures et professeurs de l’Université d’Ottawa (APUO) exprime son soutien à la décision de la présidente de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO), Anne-Marie Roy, de briser le silence au sujet de la culture de viol sur notre campus. Comme le souligne Mme Roy dans sa déclaration publique, “The fact that the five men could so casually discuss and joke about me and the position students have elected me to hold in such sexually violent ways points to how normalized rape culture, misogyny and sexism are on our campus and in our society. This kind of behaviour has clear impacts on women; it creates an environment that is intimidating, threatening and toxic. Women on this campus and in our society deserve better.”

L’APUO est tout à fait d’accord avec cette affirmation et estime que les étudiantes et les étudiants, le personnel de soutien et le corps professoral, les hommes comme les femmes, considèrent la discrimination basée sur le sexe, l’intimidation et le harcèlement sexuel hautement répréhensibles et contraires aux valeurs fondamentales de notre communauté.

Bien que le problème immédiat ait possiblement été traité par la décision des cinq étudiants d’abandonner toute poursuite judiciaire contre Mme Roy, de s’excuser et de démissionner leurs postes électifs, l’APUO salue les efforts de Mme Roy de faire de cette situation une occasion d’éduquer notre communauté au sujet de la misogynie quotidienne.

Dans un incident lié (même si nous n’avons pas de détails au-delà de ceux rapportés par les médias), l’APUO exprime son soutien à la décision de l’administration de l’Université de suspendre les activités de l’équipe de hockey masculine pendant la durée d’une enquête au sujet des allégations d’agression sexuelle.

Bien que nous croyons que c’est un problème tellement grave que le recteur de l’Université, Allan Rock, devrait lui-même l’aborder directement et publiquement, plutôt que d’envoyer le directeur des communications institutionnelles pour parler en son nom et à sa place, nous soutenons l’administration dans son action claire et décisive. Nous espérons que l’administration de l’Université prendra toutes les mesures nécessaires pour remédier à cette situation de la manière la plus forte possible, à la lumière des informations à venir, et nous l’encourageons à examiner, de manière proactive, les causes profondes du problème afin d’éviter sa répétition.

Nous saluons aussi les actions des professeures et professeurs qui ont activement répondu à ces incidents en discutant de ces sujets avec leurs étudiantes et étudiants, ainsi que dans les médias.

L’APUO est impatiente de travailler avec l’administration et les associations étudiantes pour aider à créer un campus qui favorise le respect et la dignité de chaque personne et une communauté universitaire qui est libre de harcèlement sexuel et de discrimination.

Sincèrement,
Le Comité exécutif de l’APUO