Grève des universitaires

Chères/chers membres,
 
L’APUO se joint à l’Union des associations des professeur.e.s des universités de l’Ontario (UAPUO) et à d’autres associations de personnel académique de l’Ontario et de l’île de la Tortue qui condamnent le racisme institutionnel et la brutalité policière, et qui participent à la grève des universitaires[1] pour la justice raciale les 9 et 10 septembre. 
 
Bien que les membres de l’APUO ne soient pas en mesure de faire une grève légale, nous les encourageons, dans la mesure du possible, à se joindre aux ateliers numériques publics proposés dans le cadre de cette action et à faire la publicité de la #ScholarStrike auprès des étudiant.e.s et de leurs collègues. Veuillez consulter le programme pour plus d’informations. Nous demandons également à l’administration centrale de ne pas pénaliser les étudiant.e.s et les travailleurs.euses du campus qui choisissent de participer à cette action de grande importance. 
 
Dans le cadre de la #ScholarStrike, nous invitons également les membres à lire le rapport 2020 du Comité sur l’équité, la diversité et l’inclusion (EDIC) : Recommandations pour le recrutement et la rétention de personnes noires au sein du corps professoral de l’Université d’Ottawa, et à en discuter avec leurs collègues et leurs étudiant.e.s. L’APUO appuie pleinement les cinq recommandations du rapport. Ces recommandations constituent une première étape importante dans la création d’une communauté universitaire plus équitable, diversifiée et inclusive, et nous sommes pleinement engagés à favoriser leur mise en œuvre. De plus, dans le cadre des négociations sur le renouvellement de notre convention collective au cours des prochains mois, nous nous engageons à promouvoir des moyens additionnels pour l’atteinte des objectifs du rapport.
 
L’APUO condamne fermement le racisme institutionnel et systémique présent sur notre campus. Nous demandons une fois de plus à l’administration centrale de mettre en œuvre les dix demandes du Caucus BIPOC de l’APUO en réponse au profilage racial, aux demandes d’identification et au harcèlement des étudiant.e.s noir.e.s sur le campus. Le retard de l’administration centrale dans la mise en œuvre de ces demandes a notamment permis à certain.e.s agent.e.s des services de protection de considérer légitime de faire la promotion de la campagne « Blue Lives Matter » dans le cadre de leurs fonctions,[2] envenimant encore davantage le climat pour les étudiant.e.s et les travailleuses.eurs noir.e.s, autochtones et racisé.e.s du campus. La communauté universitaire a la responsabilité de mener une réflexion et de déconstruire les structures qui soutiennent le racisme systémique et qui empêchent notre campus d’être un environnement sûr et inclusif pour les travailleuses.eurs et les étudiant.e.s noir.e.s, autochtones et racisé.e.s. Nous demandons instamment à l’administration centrale de mettre fin à son silence et de se joindre à l’APUO pour condamner publiquement toutes les actions qui perpétuent le racisme anti-noir et toutes les formes de discrimination raciale.

 
[1] L’information concernant la grève des universitaires est seulement disponible en anglais. Nous nous en excusons. 
[2] Cet article est seulement disponible en anglais. Nous nous en excusons.