Mise à jour des négociations collectives

Chères/chers membres,

Les négociations collectives ont débuté le 31 janvier dernier, alors que les deux parties amorçaient la présentation de leurs propositions normatives. Elles présenteront leurs propositions financières durant la séance du 4 avril. À l’instar des négociations de 2015-2016, les rencontres se déroulent de manière respectueuse. Chaque partie présente ses propositions écrites, les explique et tente de justifier la pertinence des ajouts, retraits ou modifications proposés. Toutefois, au fil des semaines, tel que l’indique le tableau ci-dessous (état de la situation en date du 9 mars), un blocage se dessine :

Nombre de propositions Nombre et proportion de réponses reçues aux propositions Nombre et proportion de contre-propositions négatives, ou ne répondant aucunement aux principes exprimés dans la proposition initiale Nombre et proportion de contre-propositions démontrant une ouverture à identifier une solution acceptable aux deux parties
Administration de l’Université 17 17 (100%) 26 sur 27 propositions déposées par l’APUO (96%) 1 sur 27 propositions déposées par l’APUO (4%)
APUO 34 27 (79%) 9 sur 17 propositions déposées par l’administration (53%) 8 sur 17 propositions déposées par l’administration (47%)

Jusqu’à présent, comme vous pouvez le constater, l’équipe de l’administration ne négocie pas dans un esprit d’échange et de compromis. Elle a rejeté toutes les propositions de l’APUO auxquelles elle a répondu à l’exception d’une seule, celle qui suggère de modifier le libellé de l’article 17 pour remplacer les références à la sous-représentation des femmes et des hommes par des références à celle des « groupes d’équité ».

Qui plus est, l’administration refuse de renouveler l’entente sur l’effectif APUO minimum (plancher d’emploi). Concrètement, si cette entente n’est pas renouvelée, l’administration pourra abolir les postes des professeur.e.s et des bibliothécaires à temps plein qui quittent l’Université, que ce soit pour la retraite ou toute autre raison. Il en résultera non seulement une charge de travail accrue pour les membres de l’APUO (déjà surchargé.e.s), mais un appauvrissement considérable de l’enseignement et de la recherche à l’Université d’Ottawa.

Nombre d’entre nous espérions que l’arrivée de Jacques Frémont au rectorat ait un impact positif sur la vision de l’université qui guide l’administration à la table de négociation. À regret, nous constatons que ce n’est pas du tout le cas. Devant cette situation, soyez assuré.e.s que l’équipe de l’APUO est calme, méthodique et travaille sans relâche à amener l’administration à négocier. Votre appui et votre mobilisation sont néanmoins essentiels à la signature d’une entente juste, équitable et responsable devant l’avenir de la qualité de l’enseignement et de la recherche (comme un tout) à notre université. Nous continuerons à vous informer des développements à la table de négociation, qu’ils soient positifs ou négatifs. Nous demeurons également disponibles pour rencontrer les membres de vos unités sur invitation, dans un esprit d’imputabilité, de transparence et de collégialité. À cette fin, n’hésitez pas à communiquer avec notre présidente, Susan Spronk, à l’adresse suivante : apuopres@uottawa.ca.