Mise à jour sur les négociations du PSUO

Chères/chers membres,
 
Nous vous écrivons aujourd’hui pour une mise à jour sur les négociations en cours entre le Personnel de soutien de l’Université d’Ottawa (PSUO) et l’administration centrale. Comme nous l’indiquions dans notre bulletin du 14 septembre, la dernière fois que les deux parties se sont rencontrées, il y a eu très peu de progrès en vue de parvenir à une entente juste et équitable pour le personnel de soutien. L’administration centrale est revenue à la table avec une offre « pratiquement indiscernable » de l’offre finale rejetée à 80% en juin dernier. 
 
Aujourd’hui, le PSUO participera à une séance de médiation avec l’administration centrale. Étant donné que la Commission du travail de l’Ontario a déjà publié un rapport « No-Board », les parties sont en position de grève légale ou de lock-out. Les membres de l’APUO doivent donc se préparer à la possibilité qu’il y ait une perturbation de travail pouvant avoir un impact direct sur leur quotidien et mettant un frein à plusieurs activités régulières de notre institution.
 
En cas de perturbation de travail, l’administration centrale pourrait vous demander d’effectuer certaines des tâches du personnel de soutien. En solidarité avec nos collègues du PSUO, nous demandons aux membres de l’APUO d’exercer leur droit de refuser d’accomplir toute tâche du personnel de soutien lors d’une perturbation du travail.
 
Voici quelques activités dont est responsable le personnel de soutien :
 

  • superviser et gérer les activités des unités académiques et de leur comités;
  • en ce qui concerne les études de premier cycle, le personnel de soutien fournit un soutien à de nombreuses activités académiques, par exemple en affichant et en confirmant les notes, en aidant dans la programmation des cours et des examens, en répondant aux demandes des professeur.e.s liées au travail, en assurant le suivi pour les demandes d’appels des étudiant.e.s, en supervisant les évaluations des cours, et en travaillant sur VENTUS ;
  • en ce qui a trait aux études supérieures, le personnel de soutien aide les professeur.e.s pour les aspects administratifs concernant les dossiers d’admission, les inscriptions, la supervision des étudiant.e.s, les soutenances de thèses et l’attribution des bourses internes et externes ;
  • à la bibliothèque, le personnel de soutien veille au bon fonctionnement des revues électroniques et des bases de données de recherche ;
  • dans les laboratoires de certaines facultés, le personnel de soutien agit également en tant que coordonateur ou coordonnatrice de laboratoire en veillant au bon fonctionnement des laboratoires, en dispensant des enseignements, en supervisant les achats, et en siégeant au sein de comités ;
  • le personnel de soutien aide les membres de l’APUO à concevoir le design pédagogique de cours en ligne ;
  • pour les finances de l’Université, le personnel de soutien examine, traite et approuve toutes les factures de l’université, les écritures, et contrôle donc l’émission des remboursements des dépenses des membres de l’APUO. 

 
En plus de ces tâches, le personnel de soutien est également responsable de nombreuses autres facettes opérationnelles de l’Université ayant un impact direct sur l’expérience étudiante.
 
Jusqu’à présent, l’approche de négociations de l’administration centrale avec le PSUO a été intransigeante. Tel qu’indiqué dans notre bulletin de décembre 2019, l’excédent financier record de 91,8 millions de dollars pour 2018-2019 est équivalent à la masse salariale totale des membres du PSUO. Le 6 octobre, le recteur Frémont a fait état d’un excédent financier de 36 millions de dollars pour l’exercice 2019-2020. En fait, l’Université a cumulé plus d’un demi-milliard de dollars d’excédent financier au cours des treize dernières années (557,26 millions de dollars précisément), ce qui constitue en partie des services non rendus à la communauté universitaire.  
 
L’administration centrale refuse de reconnaître à sa juste valeur la contribution des membres du PSUO au succès de notre Université. Par ailleurs, la charge de travail des membres de l’APUO augmente à la mesure des délais incessants de l’administration centrale à pourvoir les plus de cent postes vacants du personnel de soutien. C’est pourquoi nous invitons les membres de l’APUO à faire savoir clairement à leurs doyen.ne.s qu’ils/elles n’ont pas l’intention d’accomplir les tâches des membres du personnel de soutien en cas de grève ou de lock-out. 
 
L’APUO fournira d’autres mises à jour concernant une éventuelle grève ou un lock-out dans les prochains jours.