Évaluation des cadres supérieurs, hiver 2019

Chères/chers membres de l’APUO,

En février 2019, conformément à son Énoncé de politique sur l’évaluation des cadres supérieurs, l’APUO a demandé aux membres des facultés d’éducation, de génie, de droit : section droit civil et de l’École de gestion Telfer de répondre à un questionnaire d’évaluation de leur doyen.ne.

Vous pouvez consulter le sommaire des résultats des quatre évaluations effectuées à la session d’hiver 2019. Vous pouvez aussi consulter les détails des résultats pour chaque doyen.ne en suivant le lien approprié.

Tout comme pour l’évaluation du doyen de la Faculté des arts effectuée durant la session d’automne 2018 (cliquez ici pour consulter le courriel envoyé en décembre dernier), les doyen.ne.s de la Faculté de droit : section droit civil et de l’École de gestion Telfer en sont à leur deuxième évaluation. Nous sommes donc en mesure de comparer les résultats des deux évaluations.

Doyenne de la Faculté de droit : section droit civil

Comme vous pouvez le constater dans le tableau ci-dessous, les résultats de l’évaluation de la doyenne Lévesque sont demeurés relativement stables. 

CatégoriesÉvaluation hiver 2016Évaluation hiver 2019Différence
Leadership4.004.000.00
Allocation des ressources3.893.91+0.02
Capacité administrative4.113.92-0.20
Rapports interpersonnels3.953.93-0.02
Évaluations globales3.903.67-0.23

En interprétant les valeurs arithmétiques moyennes, il convient de noter que les éléments du questionnaire sont classés de 1 à 5 : 1 représente une performance extrêmement faible ; 5 représente une performance exceptionnelle ; toute valeur moyenne inférieure à 3 indique une performance insatisfaisante ; des valeurs allant de 3 à 4 indiquent une performance satisfaisante ; et des valeurs supérieures à 4 indiquent une performance plus que satisfaisante.

Doyen de l’École de gestion Telfer

Comme vous pouvez le constater dans le tableau ci-dessous, les résultats de l’évaluation du doyen Julien ont légèrement diminué. 

CatégoriesÉvaluation hiver 2016Évaluation hiver 2019Différence
Leadership3.243.03-0.21
Allocation des ressources3.262.99-0.27
Capacité administrative3.433.18-0.25
Rapports interpersonnels3.513.33-0.18
Évaluations globales3.252.87-0.38

En interprétant les valeurs arithmétiques moyennes, il convient de noter que les éléments du questionnaire sont classés de 1 à 5 : 1 représente une performance extrêmement faible ; 5 représente une performance exceptionnelle ; toute valeur moyenne inférieure à 3 indique une performance insatisfaisante ; des valeurs allant de 3 à 4 indiquent une performance satisfaisante ; et des valeurs supérieures à 4 indiquent une performance plus que satisfaisante.

Vous pouvez consulter les résultats des enquêtes antérieures ici:  

Salutations sincères,

Le Comité exécutif de l’APUO

Rapport annuel de l’APUO 2018-2019

Ratification de la convention collective

Le 27 juin 2018, l’APUO a tenu une assemblée générale extraordinaire lors de laquelle les membres ont ratifié la nouvelle convention collective pour la période du 1er mai 2018 au 30 avril 2021. Les négociations collectives ont commencé en février 2018 et se sont conclues après une demande de conciliation par l’administration centrale, ainsi qu’une séance de médiation avec l’arbitre William Kaplan. Les détails concernant la nouvelle convention collective sont disponibles sur le site web de l’APUO :
www.apuo.ca dans la section convention collective. 

Suite aux négociations collectives, trois comités mixtes ad hoc ont été créés par le biais de lettres d’entente entre l’APUO et l’administration centrale :

Groupe de travail sur les postes administratifs universitaires :
Ce groupe de travail conjoint sondera les départements et les facultés afin de dresser un inventaire des rôles et des responsabilités liés aux postes administratifs universitaires (par exemple, les vice-doyen.ne.s, les directeurs.trices de département ou de programme), afin de recueillir des données sur les compensations (par exemple, la rémunération et les dégrèvements de cours). L’APUO et l’administration centrale ont confié à ce comité le mandat d’écrire un rapport à l’intention des deux parties. L’APUO envisage d’utiliser ce rapport lors de la prochaine ronde de négociations collectives, afin d’appuyer nos positions sur la charge de travail. 

Comité sur les écarts salariaux entre hommes et femmes :
Le mandat du comité est de déterminer quels sont les écarts salariaux fondés sur le sexe et de recommander des ajustements salariaux et autres redressements pour les corriger.

Comité sur l’équité pour le personnel enseignant :
Le mandat du comité est d’enquêter sur d’éventuelles modifications constitutionnelles, réglementaires et procédurales aux comités du personnel enseignant (CPED, CPEF, CPB et CPEI) afin d’assurer l’inclusion proportionnelle des membres des groupes d’équité ou des membres ayant démontré une expertise en matière d’équité, de diversité et d’inclusion dans ces comités.


L’évaluation de l’enseignement par les étudiant.e.s et les dossiers d’enseignement

Le 28 juin 2018, William Kaplan, l’arbitre nommé pour résoudre l’enjeu des questionnaires d’évaluation des cours et les questions connexes – y compris l’utilisation des évaluations de l’enseignement par les étudiant.e.s (ÉEÉ) pour les décisions de promotion ou de permanence – entre l’Université Ryerson et l’Association des professeur.e.s de l’Université Ryerson, a rendu une décision. La décision de l’arbitre Kaplan fait ressortir les problèmes d’équité – entre autres limites – liés à l’utilisation des ÉEÉ et souligne l’importance d’un examen plus juste de l’enseignement. 

À l’Université d’Ottawa, l’utilisation des rapports A (basés sur l’évaluation des cours par les étudiant.e.s) est l’un des nombreux éléments pris en compte dans le processus de promotion et de permanence. Bien que les procédures d’évaluation de l’enseignement à l’Université Ryerson et dans notre institution soient différentes à bien des égards, la décision arbitrale Kaplan présente des critiques valables et expose les limites de certains aspects de notre pratique actuelle.

Le Comité du Sénat sur l’enseignement et son évaluation étudie actuellement la possibilité de modifier la façon dont l’enseignement est évalué dans notre institution et envisage l’introduction des dossiers d’enseignement. Bien que les dossiers d’enseignement offrent un examen plus complet de l’enseignement du corps professoral, l’APUO n’a pas pris de position officielle sur cette question en raison du manque d’information détaillée fournie par le Comité, notamment ses répercussions possibles sur la charge de travail des membres. 

Tel que stipulé à l’article 24 (Évaluation de l’enseignement) de la convention collective, l’APUO «doit être consultée au moins trois mois avant que les changements proposés soient soumis au Sénat pour approbation». Il est entendu, en vertu de cet article, que le consentement préalable de l’APUO est requis pour modifier ou retirer du rapport A tout élément énuméré, c’est-à-dire tout élément considéré dans l’évaluation de l’enseignement des professeur.e.s. Les dispositions sur le droit de veto de l’APUO concernant les changements aux rapports A sont appuyées par une décision d’arbitrage favorable à l’APUO.   

L’APUO informera les membres de tout changement proposé par le Comité du Sénat sur l’enseignement et son évaluation. Entre-temps, une lettre d’entente entre l’administration centrale et l’APUO mandate les parties de se rencontrer en mai de chaque année académique, pour les trois prochaines années, afin d’examiner et de discuter des enjeux découlant de l’utilisation des données des questionnaires d’évaluation des cours dans les recommandations et décisions de carrière. 

113 membres APUO de la Faculté des arts déposent un grief contre le doyen concernant des changements apportés au système d’attribution de crédits

Le doyen Kee a mis en œuvre une nouvelle pratique d’attribution de crédits de charge de travail aux membres réguliers.ères du corps professoral qui enseignent des cours d’études supérieures ayant un nombre peu élevé d’inscriptions. La pratique accordait 0,5 crédit par étudiant.e dans un cours obligatoire comptant moins de quatre étudiant.e.s et 0,5 crédit par étudiant.e dans un cours facultatif comptant moins de cinq étudiant.e.s. De plus, le doyen Kee a éliminé toute attribution de crédits pour des études dirigées d’étudiant.e.s diplômé.e.s, ce qui est susceptible de nuire à la qualité des programmes dans certaines unités. 

Cent treize membres de tous les départements et Écoles de la Faculté des arts ont signé un grief. Cela en fait le grief collectif le plus important de l’histoire de l’APUO. Le 3 avril, une entente confidentielle a été conclue entre l’APUO, les signataires du grief, le doyen et l’administration centrale. Si vous avez des questions concernant cette entente, veuillez communiquer avec Brianne Carlson, agente de griefs, à apuogo@uottawa.ca. 

Lobbying

Caucus provincial libéral

Certain.e.s membres du Comité exécutif de l’APUO ont rencontré deux députées provinciales libérales, Marie-France Lalonde et Nathalie DesRosiers, afin de discuter de la nécessité d’une stratégie de renouvellement du corps professoral et d’un financement accru des collèges et universités de la province. 

Caucus provincial néo-démocrate

À la suite de l’annonce par le gouvernement Ford d’une réduction de 10 % des droits de scolarité, de changements au Régime d’aide financière aux étudiant.e.s de l’Ontario (RAFEO) et de l’introduction du syndicalisme étudiant volontaire, Chris Glover, porte-parole du NPD en matière d’éducation postsecondaire, a lancé une tournée provinciale afin de recueillir les préoccupations des étudiant.e.s, des syndicats et des administrations des institutions postsecondaires de la province. En février, il a rencontré l’APUO, accompagné du député provincial d’Ottawa-Centre, Joel Harden. L’APUO a exprimé ses préoccupations au sujet des changements annoncés et a souligné la nécessité d’accroître le financement public des universités et collèges.

Les élu.e.s du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario, dont Merrilee Fullerton, ministre de la Formation, des Collèges et des Universités, et députée provincialede Kanata-Carleton, ont jusqu’ici décliné toutes les invitations à rencontrer les associations de personnel académique, ainsi que l’Union des associations des professeur.e.s des universités de l’Ontario (UAPUO).

Charge de travail

Depuis 2017, les membres de l’APUO ont intensifié leurs efforts de mobilisation entourant la question de la charge de travail. À l’automne 2017, neuf professeures ont rédigé une lettre au provost et vice-recteur aux affaires académiques concernant l’accroissement de la charge de travail. Trois cent cinquante-huit membres de l’APUO ont signé cette lettre.

À l’hiver 2018, l’APUO et le Syndicat du personnel de soutien (PSUO) ont cosigné une lettre faisant écho aux préoccupations soulevées par les 358 membres et exigeant ce qui suit :

1. mettre fin au gel de l’embauche du personnel de soutien;

2. pourvoir les postes vacants de personnel de soutien

3. faire de Concur un système facultatif pour les RDP et autres demandes;

4. rendre facultative la saisie des notes via uOzone dans toutes les facultés.

En mars 2019, le provost et vice-recteur aux affaires académiques, David Graham, a répondu à la lettre conjointe APUO-PSUO envoyée à l’hiver 2018. Dans sa lettre, il reconnaît les ratés de la mise en œuvre de Concur : 

« Ce qui est certainement clair, cependant, c’est que la mise en œuvre de plusieurs de nos systèmes administratifs a été totalement insatisfaisante du point de vue des utilisateurs.trices. Concur en est, bien entendu, un excellent exemple : mis en œuvre de différentes manières d’une unité à l’autre, très souvent – si j’ai bien compris – modifié afin de reproduire les systèmes papier antérieurs, il est difficile à naviguer et demande  beaucoup plus de temps au personnel et au corps enseignant qu’il ne le devrait». 
– David Graham, provost et vice-recteur aux affaires académiques (traduction de l’APUO)

Il poursuit en mentionnant que la vice-rectrice adjointe aux ressources financières, Marie-Claude Fillion, a présenté une proposition susceptible de résoudre plusieurs des problèmes que les membres de l’APUO ont connus avec Concur. L’APUO rencontrera Marie-Claude Fillion à la fin avril.

Forum de réflexion et d’action stratégique

Suite au succès du Forum de réflexion et d’action stratégique (FRAS) d’avril 2018 sur la situation financière de l’Université d’Ottawa, l’APUO a organisé deux autres  FRAS qui ont connu le même succès. À chaque occasion, plus de 40 membres ont participé au Forum. 

Le 6 novembre, l’APUO a organisé un FRAS sur la question de la charge de travail. La charge de travail des membres de l’APUO a augmenté considérablement au cours des dernières années. Cette augmentation s’explique notamment par la croissance des admissions, la multiplication des programmes d’études, le sous-investissement dans l’embauche de professeur.e.s, de bibliothécaires et de personnel de soutien réguliers, la précarisation du travail d’enseignement, ainsi que la pratique répétée des budgets d’austérité générant d’importants excédents, par la suite accumulés ou réinvestis dans l’administration (managérialisation) et dans des frais de consultants (privatisation) plutôt que dans les missions universitaires. Lors de la rencontre, les membres ont discuté de l’accroissement de leur charge de travail, ainsi que des moyens et des stratégies dont nous disposons pour faire face à cette situation.

Le 6 mars, pour faire suite au FRAS de novembre sur la charge de travail, l’APUO a tenu un FRAS sur la gouvernance universitaire. Pour un nombre croissant de syndicats de professeur.e.s et bibliothécaires des universités canadiennes, il est bien établi qu’une participation accrue du personnel académique, des étudiant.e.s et des employé.e.s à la gouvernance universitaire est essentielle pour renverser les tendances les plus délétères à la qualité de l’éducation et de la vie universitaire, qu’il s’agisse de la précarisation du travail, de l’accroissement du travail invisible, de la centralisation des décisions ou de la bureaucratisation excessive. Le professeur Christian Rouillard a fait une présentation de la structure de gouvernance de l’Université d’Ottawa et a souligné le manque de représentation du corps professoral et des bibliothécaires au sein des instances décisionnelles.

Tournée de consultation sur l’enjeu de la charge de travail

Cet hiver, l’APUO a lancé une tournée de consultation des unités académiques. Il s’agit pour le Comité exécutif d’écouter les membres sur les défis liés à leur charge de travail croissante et les correctifs que l’APUO pourrait présenter lors de la prochaine ronde de négociations collectives. Un problème commun à toutes les unités est le « travail fantôme » (tâches administratives auparavant assurées par le personnel de soutien, qui sont dorénavant imposées aux membres  de l’APUO), un problème aggravé par les nouvelles plateformes numériques et la bureaucratisation croissante. Parmi les autres préoccupations communes, mentionnons l’attribution arbitraire des crédits concernant la charge de travail par les doyen.ne.s, le nombre insuffisant d’assistant.e.s d’enseignement et le besoin accru de professeur.e.s et bibliothécaires réguliers.ères pour répondre aux besoins des étudiant.e.s. L’APUO publiera un rapport complet sur la question de la charge de travail à l’automne 2019.

Les membres qui souhaitent inviter l’APUO à leur assemblée d’unité afin de discuter de la charge de travail peuvent le faire en envoyant un courriel à
apuoco@uottawa.ca. L’APUO a assisté ou a confirmé sa participation à dix-huit assemblées jusqu’à présent.  


Coalitions et solidarité

Au moment où le gouvernement Ford impose des compressions dans les services publics et s’attaque aux droits des étudiant.e.s et des travailleurs.euses, l’APUO travaille à renforcer ses liens avec d’autres syndicats et des organisations communautaires. 

Négociations collectives de l’Association des professeur.e.s à temps partiel 

En janvier dernier, l’Association des professeur.e.s à temps partiel de l’Université d’Ottawa (APTPUO) a tenu un vote de grève en prévision d’une conciliation avec l’administration centrale. L’APUO a envoyé une lettre au président Jacques Frémont pour appuyer l’APTPUO et ses revendications pour mettre fin à la pratique du travail non rémunéré, pour l’introduction de l’équité salariale, pour des hausses salariales justes, pour la sécurité d’emploi et pour l’inclusion des membres dans la vie académique. L’APTPUO et l’administration centrale ont conclu une entente in extremis, évitant une grève et conduisant à la ratification d’une nouvelle convention collective. 

Panel de discussion intersyndical 

Le 22 mars, l’APUO, l’APTPUO, le Syndicat du personnel de soutien de l’Université d’Ottawa (PSUO), le Syndicat canadien de la fonction publique, section locale 2626 (SCFP 2626), la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) et la Graduate Student Association des étudiant.e.s diplômé.e.s (GSAED) ont été les hôtes d’un panel pour discuter des changements imposés au secteur postsecondaire par le gouvernement Ford. Ces changements comprennent : 

  • Un nouveau cadre de droits de scolarité qui réduit de 10 % les droits de scolarité pour les étudiant.e.s canadien.ne.s pour 2019-2020 et les gèle pour 2020-2021.
  • Une réforme du Régime d’aide financière aux étudiant.e.s de l’Ontario (RAFEO) et l’élimination de la bourse exemptant des droits de scolarité les étudiant.e.s à faible revenu.
  • L’introduction du syndicalisme étudiant volontaire.

Des étudiant.e.s, des professeur.e.s, des bibliothécaires et des membres du personnel de soutien de l’Université étaient présents pour poser des questions et exprimer leurs préoccupations concernant ces changements importants.

Coalition du secteur de l’éducation postsecondaire d’Ottawa

Depuis janvier 2019, une coalition de syndicats de travailleurs.euses et étudiant.e.s de tous les collèges et universités d’Ottawa se réunissent pour discuter de leurs préoccupations et planifier des actions collectives qui peuvent être entreprises en réponse aux initiatives du gouvernement Ford. La coalition a partagé la pétition lancée par la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, demandant au gouvernement Ford d’annuler les modifications au RAFEO et l’introduction du syndicalisme étudiant volontaire en septembre 2019. La coalition a également préparé une réponse au budget provincial déposé le 11 avril et appuie les mesures locales visant à protéger le secteur public, en insistant sur la nécessité d’obtenir davantage de financement pour un système d’éducation postsecondaire public de qualité.

Campagne pour un salaire minimum à 15 $ de l’heure et pour l’équité au travail

Fight for $15 and Fairness est une organisation communautaire qui milite pour un salaire minimum à 15 $ de l’heure et pour de meilleures conditions de travail, notamment un salaire égal pour un travail égal, des règles qui protègent les travailleurs.euses et le droit de s’organiser et de se syndiquer en Ontario. 

L’APUO assiste à leurs réunions régulières pour appuyer leurs efforts de mobilisation dans la communauté. L’APUO a également organisé, en collaboration avec cette organisation, le rassemblement du 2 novembre dernier au bureau de circonscription de Merilee Fullerton  (ministre de la Formation et des Collèges et Universités) contre le projet de loi 47 du gouvernement Ford.

Les modifications introduites dans le projet de loi 47 comprennent l’abrogation du principe du salaire égal pour un travail égal pour les employé.e.s contractuel.le.s, à temps partiel et temporaires, et la réduction des protections existantes contre la discrimination salariale fondée sur le sexe.

Association canadienne des professeures et professeurs d’université 

L’APUO est membre actif de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU), l’organisme porte-parole national des professeur.e.s et bibliothécaires. L’ACPPU, qui compte 72 000 professeur.e.s et bibliothécaires, défend la liberté académique, revendique une gouvernance universitaire partagée, l’équité dans nos milieux de travail et des droits d’auteurs équitables. 

En octobre 2018, l’APUO a envoyé quatre membres à la conférence du personnel académique autochtone organisée par l’ACPPU. Ces quatre membres ont fait rapport pour discuter du rôle que l’APUO pourrait jouer dans les efforts d’autochtonisation de l’Université d’Ottawa. 

En janvier 2019, l’ACPPU a offert un atelier sur la mobilisation des membres. La présidente Susan Spronk, l’agent de mobilisation Daniel Paré et l’agente des communications et de la recherche Anne-Marie Roy ont participé à l’atelier.

L’Union des associations de professeur.e.s universitaires de l’Ontario

L’APUO est membre actif de l’Union des associations de professeur.e.s universitaires de l’Ontario (UAPUO). L’UAPUO est la voix de 17 000 professeur.e.s et bibliothécaires. Son mandat est de maintenir et d’améliorer la qualité du système d’éducation postsecondaire de l’Ontario et de promouvoir les intérêts professionnels et économiques de ses membres.

Caucus d’équité

Afin d’identifier les différents problèmes auxquels sont confrontés nos membres, l’APUO a organisé deux caucus d’équité en mars 2019. Le premier caucus s’adressait aux noir.e.s, aux autochtones et aux  personnes racisées. Le deuxième caucus s’adressait aux membres qui s’identifient comme LGBTQ2 (lesbienne, gai, bisexuel.le, trans, queer, bi-spirituel). Les deux caucus ont connu beaucoup de succès. Un troisième caucus se tiendra le 17 avril, sur la santé mentale. La tenue d’un quatrième caucus sera annoncée sous peu, pour les personnes ayant un handicap.

Comité sur l’équité, la diversité et l’inclusion

Le Comité sur l’équité, la diversité et l’inclusion (CÉDI) est un comité consultatif conjoint de l’APUO et de l’administration centrale qui a pour mandat de formuler des recommandations aux deux parties concernant les mesures et les procédures qui appuient les efforts visant à réaliser l’équité, la diversité et l’inclusion dans notre milieu de travail.   

L’un des obstacles rencontrés par le CÉDI est que l’administration centrale ne recueille pas systématiquement les données des membres sur l’équité et la diversité. Qui plus est, les données recueillies ne sont pas partagées avec le CÉDI pour analyse. Ce manque de transparence pose un défi important au CÉDI, qui tente de prendre la mesure des écarts existants en matière de représentation équitable au sein de notre institution, et l’empêche de fixer des objectifs pour y remédier.

Le Comité recommande à l’Université et à l’APUO d’examiner les priorités suivantes :

1. Recueillir les données en matière d’équité et faire rapport annuellement sur les progrès réalisés.

2. Établir des objectifs d’équité en matière de diversité et d’inclusion qui soient liés à chaque groupe d’équité et les rendre publiques. 

3. Offrir une formation sur les biais et préjugés inconscients aux membres des comités d’embauche.

4. Nommer des membres de l’APUO formés pour agir à titre de responsables de l’équité au sein de tous les comités d’embauche.

5. Mettre des fonds à la disposition des professeur.e.s pour qu’ils intègrent du contenu sur l’équité dans leurs cours.

6. Faire de l’Université d’Ottawa une institution pilote pour la version canadienne de l’initiative Athena SWAN (Scientific Women’s Academic Network). 

7. Intégrer les recommandations du rapport de la Commission de vérité et réconciliation et consulter les communautés autochtones pour toutes les initiatives en matière de diversité et d’équité à l’Université d’Ottawa.

Le CÉDI a déposé son rapport au recteur de l’Université et à la présidente de l’APUO en janvier 2019. Le Comité exécutif de l’APUO a offert de rencontrer le recteur et les membres du CÉDI pour discuter des recommandations contenues dans le rapport.

Affaires internes

Ressources humaines de l’APUO

Adjointe administrative : 

Manon Charette a travaillé comme adjointe administrative de l’APUO pendant 20 ans, jusqu’à sa retraite en janvier 2019. Nous lui souhaitons une très bonne retraite. Lydia Gablemann occupe maintenant son poste. Nous lui souhaitons la bienvenue dans notre équipe.

Parajuriste :

En raison du nombre croissant de médiations et d’arbitrages, un nouveau poste de parajuriste a été créé pour appuyer le travail de notre conseillère juridique. Thalassia Newey a été embauchée pour ce nouveau poste. Nous lui souhaitons également la bienvenue dans notre équipe.

Agent de liaison :

Paul-Eugène Parent, professeur titulaire au Département de mathématiques et de statistique, a été nommé l’an dernier agent de liaison de l’APUO. En avril 2019, le Conseil d’administration a renouvelé son mandat pour une deuxième année. Nous le remercions d’avoir accepté de servir une deuxième année. 

Mises à jour de la Constitution et des Règlements 

En juin 2018, le Comité exécutif de l’APUO a formé un comité ad hoc chargé d’examiner la Constitution et les Règlements et de proposer des mises à jour. Une partie de cet exercice consistait à s’assurer que les documents constitutifs de l’APUO étaient entièrement conformes au Code des droits de la personne de l’Ontario et à la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario (LPHO). Voici un résumé des modifications apportées à la Constitution et aux règlements en matière d’accessibilité :

– L’APUO a mis à jour sa Politique sur les normes d’accessibilité pour les services à la clientèle afin d’y inclure une déclaration qu’elle partage avec ses membres lors de la planification d’événements. Cette déclaration invite les membres à demander les accommodements nécessaires à leur pleine participation aux événements de l’APUO en communiquant avec le bureau de l’APUO au plus tard trois jours ouvrables avant un événement.  

– Le libellé de la section 6.VII de la Politique sur les normes d’accessibilité pour les services à la clientèle de l’APUO a été mis à jour afin d’inclure des moyens de communication modernes pour aviser les membres des interruptions temporaires de service au bureau ou de l’ascenseur pour fauteuil roulant. 

– Les membres de l’APUO peuvent désormais voter par correspondance pour les membres du Comité exécutif, à condition qu’un préavis de 7 jours ouvrables soit donné et qu’il y ait une raison d’accommodement d’accessibilité pour laquelle le/la membre ne peut assister personnellement à l’Assemblée générale en question.

– Les membres de l’APUO peuvent désormais voter par procuration aux Assemblées générales, à condition qu’un préavis de 7 jours ouvrables soit donné et qu’il soit justifié d’une raison d’accommodement d’accessibilité pour laquelle le/la membre ne peut assister personnellement à l’Assemblée générale en question. 

Les modifications à la Constitution et aux Règlements ont été recommandées par le Comité exécutif au Conseil d’administration et doivent être approuvées par l’Assemblée générale.







Mise à jour sur l’enjeu de la charge de travail

Le 6 novembre dernier, l’APUO tenait son deuxième Forum de réflexion et d’action stratégique (FRAS), qui portait sur la charge de travail des membres de l’APUO.[1] La rencontre visait à (i) partager de l’information sur cette question;  (ii) entendre les membres sur les causes et les effets de la surcharge de travail; (iii) discuter des moyens et stratégies collectifs à notre disposition pour faire face à cette situation. Une quarantaine de membres ont participé à la discussion d’une durée de deux heures. Au-delà de la spécificité des situations dans les différentes facultés, le partage d’information a permis de renforcer le constat global d’une augmentation insidieuse de la charge de travail des membres de l’APUO au cours des dernières années.

Les sources de cette surcharge les plus souvent mentionnées par les membres sont les suivantes :

  • L’implantation précipitée et déficiente de l’informatisation des fonctions de gestion de l’Université d’Ottawa.
  • La bureaucratisation croissante de l’Université d’Ottawa.
  • L’embauche d’un nombre insuffisant de membres du personnel de soutien.
  • L’accroissement du travail fantôme ou invisible.[2]
  • L’embauche d’un nombre insuffisant de professeur.e.s réguliers par rapport à la croissance du nombre d’étudiant.e.s aux cours des 15 dernières années.
  • Dans certaines facultés, les pressions de l’administration pour l’augmentation des admissions aux études supérieures ont été telles que des étudiant.e.s trop faibles ont été admis.e.s, entrainant une surcharge de travail considérable pour les professeur.e.s.

Les effets de la surcharge les plus souvent mentionnés par les membres sont les suivants :

  • La difficulté croissante à rencontrer toutes les exigences de notre travail.
  • La raréfaction du temps que les membres de l’APUO peuvent consacrer aux grandes missions universitaires (enseignement, recherche, service à la communauté).
  • L’affaiblissement du sentiment d’appartenance à l’Université d’Ottawa.
  • L’accroissement du niveau de stress et des problèmes de santé.[3]
  • La difficulté croissante à concilier vie professionnelle et vie personnelle. 

Au fil de la discussion, un consensus s’est dessiné à l’effet que notre réflexion et notre action sur la charge de travail devaient s’inscrire dans une analyse globale de la politique universitaire en Ontario et au Canada. Ainsi, puisque le tournant managérial et corporatif de l’université détermine fortement l’évolution récente de nos conditions de travail, il est impératif que toute mobilisation autour de l’enjeu de la charge de travail tienne compte de cette échelle de réalité.

Sur le plan des actions immédiates et à moyen terme, diverses avenues ont été évoquées, dont plusieurs sont déjà mises de l’avant :

  • Dans la foulée de la lettre conjointe sur la charge de travail de l’APUO et du syndicat du personnel de soutien (PSUO/SSUO) aux vice-recteurs Graham et Joyal, accroître la coopération intersyndicale sur l’enjeu de la charge de travail.
  • Continuer à faire le suivi de la lettre conjointe sur la charge de travail.
  • Selon l’évolution des discussions avec l’administration centrale, envisager des moyens de pression ponctuels pour s’opposer au travail fantôme ou invisible.
  • Contester la nouvelle méthode de gestion centralisée des embauches.

Pour faire suite aux réflexions du FRAS de novembre, l’APUO tiendra un FRAS sur la question de la gouvernance universitaire le mercredi 6 mars de midi à 14h00, au Tabaret 083. Pour un nombre croissant de syndicats de professeur.e.s et de bibliothécaires au Canada, il est maintenant bien établi qu’une participation accrue des professeur.e.s, des bibliothécaires, des étudiant.e.s et des employé.e.s à la gouvernance universitaire est essentielle pour renverser les tendances les plus délétères à la qualité de l’éducation et de la vie universitaire, qu’il s’agisse de la précarisation du travail, de l’accroissement du travail invisible, de la centralisation des décisions, de la bureaucratisation excessive ou de l’austérité comme mode de gestion. Nous vous reviendrons sous peu avec plus de détails concernant ce FRAS sur la gouvernance universitaire, mais vous pouvez vous y inscrire dès maintenant. Un lunch et du café seront servis lors de l’événement. Afin de prévoir assez de nourriture pour tous les participant.e.s, veuillez confirmer votre présence à partir d’Eventbrite.

Enfin, veuillez noter que l’administration centrale nous a récemment informé que son examen des processus administratifs et de soutien amorcé le printemps dernier en arrive à des conclusions similaires aux nôtres, à savoir que l’implantation de Concur à l’Université d’Ottawa est loin d’être optimale et que son utilisation devrait être confiée à une équipe d’employé.e.s spécialisé.e.s. Par conséquent, l’administration travaille présentement aux modalités de ce changement et nous a promis plus de détails d’ici le printemps. Nous vous informerons de la suite des choses dès que nous en saurons davantage.

L’APUO prend des mesures pour que ses événements soient accessibles à tous et toutes. Si vous avez besoin d’accommodements pour accéder ou participer pleinement à cette activité (y compris des accommodements alimentaires), veuillez communiquer avec Anne-Marie Roy (apuoco@uottawa.ca, 613-230-3659) au bureau de l’APUO au plus tard trois (3) jours ouvrables avant la réunion ou l’événement.  


[1]Le premier FRAS s’est tenu le 24 avril 2018 et portait sur la situation financière de l’Université d’Ottawa.[2]Rappelons que le travail « fantôme » ou « invisible » désigne le déplacement de tâches pour lesquelles des personnes sont payées vers des personnes qui font un tout autre travail et auxquelles viennent s’ajouter ces tâches. L’introduction de la plate-forme en ligne Concur pour le remboursement des dépenses professionnelles (RDP) et des frais de voyages représente un bon exemple d’un tel déplacement de tâches, des employés de soutien vers les membres de l’APUO.[3]Rappelons qu’en 2007, dans une grande enquête pour l’ACPPU intitulée Le stress professionnel parmi le personnel académique d’université au Canada, Catano et al. concluaient déjà que « le niveau général de stress du corps professoral employé par les universités canadiennes est très élevé », concordant « avec les résultats d’études semblables menées au Royaume-Uni et en Australie »et entrainant des problèmes de santé (Catano et al. 2007 : 3-4).

Annonce du gouvernement Ford concernant le secteur de l’éducation postsecondaire

Le jeudi 17 janvier, le gouvernement de l’Ontario a annoncé une série de changements dans le secteur de l’éducation postsecondaire. Ces changements comprennent :

  • Un nouveau cadre de droits de scolarité qui réduit de 10 % les droits de scolarité pour les étudiant.e.s canadien.ne.s en 2019-2020 et les gèle en 2020-2021.
  • Une réforme du Régime d’aide financière aux étudiant.e.s de l’Ontario (RAFÉO) et l’élimination de la bourse exemptant des droits de scolarité les étudiant.e.s à faible revenu.
  • L’introduction du syndicalisme étudiant volontaire.

La réduction de 10 % des droits de scolarité

Le gouvernement de l’Ontario a mis en place un nouveau cadre provincial pour les droits de scolarité qui réduira les droits de scolarité des étudiant.e.s canadien.ne.s de 10 % en 2019-2020 et les gèlera l’année suivante. Le nouveau cadre des droits de scolarité devrait permettre aux étudiant.e.s universitaires canadien.ne.s d’économiser en moyenne 660 $ par année (pour les études à temps plein). Néanmoins, comme les droits de scolarité de l’Ontario sont bien supérieurs à la moyenne nationale, l’Ontario continuera probablement d’être la province où l’éducation au niveau collégial et universitaire coûte le plus cher au Canada.

Les étudiant.e.s internationaux, qui paient actuellement trois à quatre fois plus en droits de scolarité, ne sont pas inclus dans le nouveau cadre des droits de scolarité. Il n’y a pas de plafond sur leurs droits de scolarité.

Frais de scolarité moyens pour les étudiant.e.s du premier cycle de l’Université d’Ottawa : Étudiant.e.s internationaux et canadiens

source: site de l’Université d’Ottawa

Bien que l’APUO appuie les initiatives qui rendent l’éducation postsecondaire plus abordable pour les étudiant.e.s, nous sommes très préoccupés par cette annonce. À l’heure actuelle, les réductions de revenus résultant de cette décision ne sont pas remplacées par une hausse du financement public des collèges et universités. Au cours des deux dernières décennies, les collèges et universités de l’Ontario ont été sous-financés, ce qui a eu pour effet de transférer le coût de l’éducation aux étudiant.e.s. Pour l’essentiel, les droits de scolarité sont des « frais d’utilisation » que les étudiant.e.s et leurs familles paient pour avoir accès à un service public. Il est impératif que le budget provincial du printemps prévoit de nouveaux fonds pour faire en sorte que le secteur de l’enseignement postsecondaire puisse continuer à offrir un enseignement de haute qualité.

Que signifie la réduction de 10 % des droits de scolarité pour l’Université d’Ottawa? 

Selon le nombre actuel d’inscriptions d’étudiant.e.s canadien.ne.s, l’annonce d’une réduction de 10 % des droits de scolarité représente une perte de moins de 3 % des revenus totaux pour l’Université d’Ottawa. Heureusement, l’Université d’Ottawa a une marge de manoeuvre considérable. L’Université d’Ottawa est dans une situation financière solide, ayant cumulé des excédents budgétaires de 429,46 millions de dollars au cours des 10 dernières années. Malgré l’annonce de jeudi, l’APUO ne voit donc rien qui justifierait l’introduction de nouvelles mesures d’austérité de la part de l’administration centrale. L’APUO continuera de surveiller de près la situation financière de l’Université et s’opposera à toute coupe budgétaire visant les facultés ou la bibliothèque.

Compression au Régime d’aide financière aux étudiant.e.s de l’Ontario (RAFÉO)

L’APUO est outrée par les compressions et les réformes annoncées par le gouvernement au programme RAFÉO, en particulier l’élimination de la bourse ontarienne exemptant des droits de scolarité les étudiant.e.s de familles à faible revenu. Le programme, lancé à l’automne 2017, visait à améliorer l’accès à l’éducation aux niveaux collégial et universitaire pour les étudiant.e.s issus de milieux à faible revenu. Le financement global du RAFÉO a été ramené aux niveaux de 2016-2017, réduisant ainsi le montant des bourses offertes aux étudiant.e.s. Les réformes comprennent également l’élimination du délai de six mois pour le remboursement d’un prêt RAFÉO, ce qui force les étudiant.e.s à payer de l’intérêt sur leur prêt immédiatement après l’obtention de leur diplôme.

En 2011, 52 % des inscriptions universitaires en Ontario provenaient du quartile de revenu le plus élevé, tandis qu’à peine 10 % provenaient du quartile le plus faible. Les compressions annoncées au programme RAFÉO et l’élimination de la bourse exemptant des droits de scolarité les étudiant.e.s des familles à faible revenu maintiendront l’éducation postsecondaire hors de portée de nombreux Ontarien.ne.s.

Source: Statistiques Canada
Le syndicalisme étudiant volontaire 

Enfin, le gouvernement Ford a annoncé l’introduction du syndicalisme étudiant volontaire. L’APUO s’oppose fermement à cette annonce. Les syndicats étudiants jouent un rôle crucial en influençant les politiques d’éducation postsecondaire dans la province et partout au pays. Sous le gouvernement précédent, les réformes (maintenant renversées) au programme RAFÉO ont contribué à améliorer l’accès à l’éducation postsecondaire pour les étudiant.e.s de familles à faible revenu. L’introduction d’un programme de bourses plus généreux, priorisant les besoins des étudiant.e.s les moins favorisés était le résultat de la recherche, du lobbying et des pressions du mouvement étudiant.

À l’Université d’Ottawa, la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa et l’Association des étudiant.e.s diplômé.e.s fournissent des services essentiels à la communauté, y compris une banque alimentaire (qui a été la deuxième banque alimentaire la plus visitée à Ottawa en 2014), le Centre des droits étudiants, le Centre pour étudiant.e.s ayant un handicap, le Centre de la fierté et le Centre de ressources des femmes. Ces deux associations étudiantes ont aussi appuyé l’APUO et les autres syndicats du campus pendant nos négociations collectives.

L’introduction du syndicalisme étudiant volontaire signifiera que les associations étudiantes de la province n’auront aucun revenu garanti. Nombre d’entre elles cesseront d’être en mesure de fournir efficacement des services essentiels à la collectivité. De plus, elles perdront les ressources dont elles disposent actuellement pour défendre les intérêts de la population étudiante. Une législation similaire introduite aux États-Unis a conduit à l’effondrement du mouvement étudiant. Pour l’APUO, il est clair que le gouvernement Ford tente d’affaiblir ses opposants tout en s’en prenant au secteur de l’éducation postsecondaire.

Bulletin du mois de décembre 2018

L’évaluation de l’enseignement par les étudiant.e.s : la décision arbitrale Kaplan

Le 28 juin, William Kaplan, l’arbitre nommé pour résoudre l’enjeu des questionnaires d’évaluation des cours et les questions connexes – y compris l’utilisation des évaluations de l’enseignement par les étudiant.e.s (ÉEÉ) pour les décisions de promotion ou de permanence – entre l’Université Ryerson et l’Association des professeur.e.s de l’Université Ryerson, a rendu une décision. La décision de l’arbitre Kaplan fait ressortir les limites de l’utilisation des ÉEÉ et souligne l’importance d’un examen plus juste de l’enseignement. 

L’APUO a rédigé un compte rendu de la décision arbitrale Kaplan et une brève analyse de ses possibles retombées. Le texte est disponible dans son intégralité à partir du lien suivant.

Matériel de cours et droits d’auteur.trice

Certain.e.s d’entre vous ont communiqué avec l’APUO pour nous faire part de leurs préoccupations au sujet de la redistribution d’enregistrements audio, de vidéos, de photos et de matériel didactique sans l’autorisation des professeur.e.s. Ces actions violent les droits relatifs à la propriété intellectuelle et la Loi sur le droit d’auteur du Canada. Voici des exemples d’énoncés que vous pourriez inclure dans vos plans de cours. 

Exemple 1: Le/la professeur.e interdit les enregistrements et la redistribution du matériel de cours
L’enregistrement des cours magistraux, de quelque manière que ce soit, y compris la prise de photos, est interdit sans l’autorisation explicite du ou de la professeur.e. L’ensemble du matériel pédagogique conçu pour ce cours, notamment les notes de cours, les présentations, les documents, les examens, les travaux, ainsi que tout le matériel publié sur Brightspace, est la propriété intellectuelle du ou de la professeur.e. Ce matériel a été conçu pour être utilisé uniquement par les étudiant.e.s inscrit.e.s à ce cours et ne peut faire l’objet d’une diffusion plus large ou d’une communication à l’extérieur de ce cours. La participation à ce cours constitue une entente entre toutes les parties conforme aux politiques en vigueur de l’Université et au respect de la propriété intellectuelle des autres parties pendant et après leur association avec l’Université d’Ottawa. Les étudiant.e.s qui créent des enregistrements audio ou vidéo non autorisés des cours magistraux, ainsi que ceux et celles qui redistribuent ou fournissent du matériel audio, vidéo ou textuel du contenu de ces cours sans autorisation, violent les droits de propriété intellectuelle du ou de la professeur.e, ainsi que la Loi canadienne sur le droit d’auteur.

Exemple 2: Le/la professeur.e autorise les enregistrements audio ou vidéo mais sans droits de distribution
Les étudiants.e.s inscrit.e.s à ce cours peuvent créer des enregistrements audio ou vidéo des cours magistraux pour leur usage personnel. Ces enregistrements visent à permettre aux étudiants.e.s de réviser le contenu des cours magistraux afin de leur assurer une meilleure compréhension des sujets abordés. Cela dit, ils ne remplacent pas et ne diminuent en rien l’importance d’assister aux cours. Veuillez noter que, puisque les enregistrements audio et vidéo sont autorisés, les voix ou images des étudiants.e.s peuvent être enregistrées par d’autres personnes pendant le cours. Veuillez communiquer avec le/la professeur.e si cela vous préoccupe. Lorsqu’ils/elles font des enregistrements audio ou vidéo dans ce cours, les étudiants.e.s acceptent les conditions suivantes: 

1. Les enregistrements ne doivent pas être distribués par un canal de distribution en ligne ou hors-ligne sans l’autorisation explicite du ou de la professeur.e. 

2. Les enregistrements ne doivent pas être partagés avec d’autres étudiant.e.s sans l’autorisation explicite du ou de la professeur.e. 

La participation à ce cours constitue une entente entre toutes les parties conforme aux politiques en vigueur de l’Université et au respect de la propriété intellectuelle des autres pendant et après leur association avec l’Université d’Ottawa. Le non-respect de ces conditions constitue une violation des droits de propriété intellectuelle du ou de la professeur.e, ainsi que de la Loi canadienne sur le droit d’auteur.

Affiches islamophobes, antisémites et homophobes

L’APUO dénonce fermement les affiches islamophobes, antisémites et homophobes qui ont été vues sur le campus à la fin novembre et au début décembre. Ces affiches s’inscrivent dans un contexte de montée de la discrimination et des discours et crimes haineux partout dans le monde. La discrimination et les manifestations de haine et d’intolérance n’ont pas leur place à l’Université d’Ottawa. 

Nous exprimons notre solidarité et notre soutien envers les communautés ciblées par ces affiches.

L’Association canadienne des professeures et professeurs d’université et l’Union des associations des professeur.e.s universitaire de l’Ontario

À la fin novembre, l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) a envoyé une lettre au premier ministre Justin Trudeau dénonçant l’adoption d’une loi mettant fin aux négociations entre le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) et Postes Canada, et ordonnant le retour au travail. L’APUO appuie fermement la position de l’ACPPU et réitère que la libre négociation collective est un droit.  

Pour sa part, l’Union des associations des professeur.e.s des universités de l’Ontario (UAPUO) a partagé un communiqué dans lequel elle s’inquiète de la décision du gouvernement Ford d’annuler le projet de l’Université de l’Ontario français. La voix de l’UAPUO s’ajoute à celle de l’APUO qui, le 26 novembre dernier, condamnait vigoureusement les coupes affectant les études postsecondaires et la communauté franco-ontarienne.

Bureau de l’APUO pendant la période des fêtes

Enfin, nous tenons à vous souhaiter de très joyeuses Fêtes. Veuillez noter que les bureaux de l’APUO seront fermés du vendredi 21 décembre au 2 janvier inclusivement. Nous serons de retour à partir du jeudi 3 janvier 2019, à nos heures régulières de 8h00 à 16h00. 

Évaluation des cadres supérieurs, Faculté des arts

Chères/chers membres de l’APUO,

En décembre 2018, conformément à son Énoncé de politique sur l’évaluation des cadres supérieurs, l’APUO a demandé à ses membres de la Faculté des arts de répondre à un questionnaire d’évaluation de leur doyen.

Vous pouvez consulter le sommaire des résultats et les détails des questions quantitatives en suivant le lien approprié.

Comme c’est la première fois qu’un cadre supérieur est évalué pour une deuxième fois, il peut être utile de comparer les données. Comme vous pouvez le constater dans le tableau ci-dessous, les résultats de l’évaluation du doyen Kee ont considérablement diminué dans toutes les catégories.

CatégoriesÉvaluation de
février 2017 
Évaluation de décembre 2018 Différence
Leadership3.693.38-0.31
Allocation des ressources3.472.88-0.59
Capacité administrative3.723.24-0.48
Rapports interpersonnels3.883.48-0.40
Évaluations globales3.663.09-0.57

En interprétant les valeurs arithmétiques moyennes, il convient de noter que les éléments du questionnaire sont classés de 1 à 5 : 1 représente une performance extrêmement faible ; 5 représente une performance exceptionnelle ; toute valeur moyenne inférieure à 3 indique une performance insatisfaisante ; des valeurs allant de 3 à 4 indiquent une performance satisfaisante ; et des valeurs supérieures à 4 indiquent une performance plus que satisfaisante.

Vous pouvez consulter les résultats des enquêtes antérieures ici:  
·         Évaluations hiver 2017
·         Évaluations hiver 2016

Salutations sincères,

Le Comité exécutif de l’APUO

L’évaluation de l’enseignement par les étudiant.e.s : la décision arbitrale Kaplan

Le 28 juin, William Kaplan, l’arbitre nommé pour résoudre l’enjeu des questionnaires d’évaluation des cours et les questions connexes – y compris l’utilisation des évaluations de l’enseignement par les étudiant.e.s (ÉEÉ) pour les décisions de promotion ou de permanence – entre l’Université Ryerson et l’Association des professeur.e.s de l’Université Ryerson, a rendu une décision. La décision de l’arbitre Kaplan fait ressortir les limites de l’utilisation des ÉEÉ et souligne l’importance d’un examen plus juste de l’enseignement.

La preuve présentée en arbitrage établit que des caractéristiques individuelles comme la race, le sexe, l’accent, l’âge et l’apparence d’un.e professeur.e influencent les résultats des ÉEÉ. D’autres facteurs tels que les évaluations en ligne ou en classe, le statut des cours (au choix ou obligatoires), le nombre d’étudiant.e.s inscrit.e.s, le sujet abordé et le style d’enseignement ont également une incidence sur les résultats des ÉEÉ.

« Les témoignages d’experts présentés à l’audience établissent de façon convaincante que les évaluations de l’enseignement par les étudiants ne peuvent évaluer les aspects les plus importants de la prestation de l’enseignement et de son efficacité. Pour évaluer l’efficacité de l’enseignement particulièrement dans le contexte de l’octroi de la permanence et d’une promotion les évaluations de l’enseignement par les étudiants sont des outils au mieux imparfaits et, au pire, carrément partiaux et aucunement fiables. »

– William Kaplan

À l’Université d’Ottawa, l’utilisation des rapports A (basés sur les questionnaires d’évaluation par les étudiant.e.s) est l’un des multiples éléments pris en compte dans le processus de promotion ou de permanence. Bien que, dans l’ensemble, les procédures d’évaluation de l’enseignement à l’Université Ryerson et à l’Université d’Ottawa diffèrent à plusieurs égards, la décision arbitrale Kaplan présente des critiques fondées et expose les limites de certains aspects de notre système d’évaluation de l’enseignement.

Quel rôle jouent les rapports A dans le processus d’évaluation de l’enseignement à l’Université d’Ottawa? Contrairement à de nombreuses autres institutions, les rapports A ne peuvent être utilisés que comme un indicateur dans la décision d’un.e doyen.ne de procéder ou non à une évaluation directe de l’enseignement par des pairs (EDEP). Conformément à l’article 24.2.1.3 c) de notre convention collective, à moins qu’un.e doyen.ne demande une EDEP lorsque les rapports A suggèrent un enseignement faible ou exceptionnel, il est considéré que l’évaluation de l’enseignement répond aux exigences. Ainsi, à l’Université d’Ottawa, l’administration centrale ne peut pas refuser la permanence ou la promotion sur la seule base de rapports A « faibles ». Bien que notre convention collective prévoit des mesures permettant aux professeur.e.s de communiquer leurs réflexions sur l’enseignement et l’apprentissage à la lumière des rapports A, nous considérons que cela ne répond pas entièrement aux iniquités et conséquences pour les professeur.e.s aux prises avec de fort biais (conscients ou inconscients) dans leurs évaluations d’enseignement. Compte tenu des faibles taux de participation à l’évaluation en ligne de l’enseignement, l’APUO s’inquiète également de la possibilité que les faibles taux de participation exacerbent les biais et compromettent la valeur des données. Cela est particulièrement important pour les professeur.e.s qui prévoient présenter une demande de promotion ou de permanence au cours des prochaines années.

À la suite du dernier cycle de négociations collectives, l’APUO rencontrera désormais l’administration centrale en mai de chaque année universitaire, afin d’examiner les questions soulevées par l’utilisation des données des ÉEÉ dans les recommandations et décisions relatives à la carrière des membres de l’APUO.

L’administration centrale a mandaté le Comité du Sénat sur l’enseignement et son évaluation d’étudier les méthodes d’évaluation de l’enseignement. Le Comité formulera des recommandations pour réviser ou modifier les pratiques actuelles. Même si le Sénat accepte de modifier les pratiques actuelles, l’administration centrale devra obtenir l’approbation de l’APUO avant que ces nouvelles pratiques puissent être utilisées pour évaluer formellement l’enseignement des membres de l’APUO.

Nous tenons à rappeler aux membres qu’ils/elles sont fortement encouragé.e.s à nous faire part de leurs préoccupations concernant l’utilisation des ÉEÉ, surtout s’ils/elles estiment qu’elles pourraient avoir un incidence négative sur leur demande de promotion ou de permanence.

Pour plus d’information sur la décision Kaplan, vous pouvez également consulter le bulletin de novembre de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) intitulé La fin des questionnaires d’évaluation par les étudiants?

 

Mise à jour budgétaire du gouvernement Ford

Chères/chers membres,

Le 15 novembre, dans sa mise à jour budgétaire, le gouvernement Ford a annoncé des coupes affectant les études postsecondaires et les organismes indépendants de surveillance du gouvernement. Parmi ces coupes, les décisions portant atteinte aux droits de la minorité franco-ontarienne sont particulièrement préoccupantes pour notre communauté universitaire.

L’APUO dénonce vigoureusement ces décisions et fait écho à l’appel des communautés franco-ontariennes qui demandent qu’elles soient renversées immédiatement. Le Commissariat aux services en français et l’Université de l’Ontario français sont le résultat de longues luttes de la part des francophones de l’Ontario.

Dans le contexte actuel d’austérité, nous craignons que d’éventuelles coupes dans le financement des collèges et universités aient des conséquences sur l’offre de cours et de programmes en français à l’Université d’Ottawa. Nous entendons travailler avec l’administration centrale afin de nous assurer que l’Université exerce pleinement son mandat de « préserver et développer la culture française en Ontario », tel qu’énoncé à l’article 4c de la Loi de l’Université d’Ottawa (1965), et se conforme à la Loi sur les services en français de l’Ontario.

L’APUO, comme syndicat bilingue en Ontario, est solidaire des luttes des Franco-Ontarien.ne.s pour la justice.

Nouvelle administration, même rengaine : La mise à jour 2018 sur la situation financière réelle de l’Université d’Ottawa

Le 25 septembre dernier, au lendemain de l’approbation des états financiers vérifiés de 2017-18 par le Bureau des gouverneurs, les membres de l’APUO recevaient une communication de Jacques Frémont, recteur et vice-chancelier de l’Université d’Ottawa. Le recteur Frémont y informe les membres de la communauté universitaire d’un excédent budgétaire de 15 millions de dollars au lieu de l’équilibre prévu. Le recteur soutient que l’excédent de 15 millions de dollars n’est pas un effet structurel, mais plutôt un effet ponctuel.

La présente communication se penche sur les questions suivantes :

  1. Quels sont les résultats financiers réels de l’Université pour l’exercice 2017-18 selon les états financiers vérifiés?
  2. Pourquoi les chiffres présentés par le recteur et ceux de l’APUO sont-ils si différents? Quelles sont les différences entre un budget et des états financiers vérifiés?
  3. Pourquoi les chiffres du budget et ceux des états financiers vérifiés sont-ils si différents? Quelles sont les solutions possibles à ce problème?
  4. L’excédent financier est-il structurel ou ponctuel?

Quels sont les résultats financiers réels de l’Université pour l’exercice 2017-18 selon les états financiers vérifiés?

Les états financiers vérifiés de l’Université d’Ottawa font état d’un excédent de 69,77 millions de dollars pour l’exercice 2017-18. Cet excédent est considérablement plus élevé que l’excédent de 48,57 millions de dollars de l’an dernier. En fait, c’est l’excédent le plus élevé des 10 dernières années. Au cours des 10 dernières années, les excédents cumulatifs ont dépassé 429,46 millions de dollars.

Année budgétaire Excédents (et déficits) vérifiés 
2007-2008 52.06M$
2008-2009 16.89M$
2009-2010 63.19M$
2010-2011 41.47M$
2011-2012 28.16M$
2012-2013 (1.48M$)
2013-2014 61.22M$  (corrigé en 2015)
2014-2015 62.84M$
2015-2016 (13.23M$)
2016-2017 48.57M$
2017-2018 69.77M$

L’an dernier, l’administration centrale a fait valoir que l’excédent de 48,57 millions de dollars était plus élevé que prévu en raison d’une augmentation importante du rendement de nos investissements (38,5 millions de dollars). S’il est vrai que les investissements se portent bien, il reste que l’Université disposait d’un excédent de fonctionnements de 12,1 millions de dollars. Cette année, l’excédent d’exploitation a en fait été plus élevé, à 76,84 millions de dollars, réduit par une baisse de 7,06 millions de dollars de la juste valeur des placements.

Pourquoi les chiffres présentés par le recteur de l’Université d’Ottawa et ceux présentés par l’APUO sont-ils si différents?

Vous remarquerez que la communication du recteur Frémont réfère à un « excédent budgétaire » alors que l’APUO parle des « états financiers vérifiés ». En termes simples, le budget est une projection financière produite par l’administration centrale sans supervision par une tierce partie (audit). Dans ce cas, le recteur énonce simplement qu’il y a un excédent par rapport au budget. En revanche, les états financiers vérifiés sont des faits vérifiés par une tierce partie sur la situation financière d’une organisation. La production des états financiers doit être conforme aux normes comptables canadiennes.

États financiers vérifiés Budget
Vérification par un tiers (vérificateur.trice) Oui Non
Qui décide des estimations et des définitions? Les normes comptables canadiennes L’administration centrale
Dirigé vers le passé ou vers le futur? Le passé (faits, vérifiés par une tierce partie) Futur (prévisions)

L’administration centrale pourrait décider d’utiliser les normes comptables canadiennes dans la préparation du budget, mais utilise plutôt la « méthode de caisse modifiée ». Comme vous pouvez le constater ci-dessous, la décision de ne pas utiliser les normes comptables canadiennes produit toujours des résultats forts différents :

Année budgétaire Norme comptable utilisée Excédent/Déficit
2018-2019 méthode de caisse modifiée Budget équilibré
normes comptables canadiennes Non publié
2017-2018 méthode de caisse modifiée Déficit de 4.6 million $
normes comptables canadiennes Excédent de 15 million $ 
2016-2017 méthode de caisse modifiée Déficit de 4.9 million $
normes comptables canadiennes Excédent de 16 million $ 
2015-2016 méthode de caisse modifiée Déficit de 1.9 million $
normes comptables canadiennes Excédent de 13 million $ 

Il est intéressant de noter que, cette année, le budget de l’Université d’Ottawa n’indique plus de prévisions d’excédent/déficit selon les normes comptables canadiennes, contrairement aux années précédentes. L’utilisation de la « méthode de caisse modifiée » permet à l’administration centrale d’annoncer des déficits budgétaires importants (souvent associés à des coupes) tout en sachant que, même si son budget est correct à 100%, les états financiers vérifiés feront apparaître d’importants excédents. Ainsi, la décision d’utiliser la « méthode de caisse modifiée » permet à l’administration centrale de couper dans le personnel et les services tout en sachant que de telles coupures ne sont pas nécessaires pour atteindre un budget équilibrée, ce qui lui permet par la suite de réallouer les sommes coupées selon son bon vouloir. En d’autres termes, il s’agit d’une décision politique (et centralisatrice) masquée par un procédé comptable.

Pourquoi les chiffres du budget et ceux des états financiers vérifiés sont-ils si différents? Quelles sont les solutions possibles à ce problème?

Comme nous l’avons vu plus haut, l’une des principales sources de confusion entre le budget et les états financiers vérifiés réside dans la décision de l’administration centrale d’utiliser la « méthode de caisse modifiée » plutôt que les normes comptables canadiennes pour la préparation du budget. Une solution simple serait que l’administration centrale utilise les normes comptables canadiennes pour préparer ses budgets.

L’excédent financier est-il structurel ou plutôt ponctuel?

C’est une question à laquelle il est extrêmement difficile de répondre pour l’APUO puisque nous n’avons pas accès à toute l’information nécessaire. Cela dit, l’historique des dix (10) dernières années, à savoir des excédents cumulatifs ayant dépassé les 429,46 millions de dollars (voir le tableau 1 ci-dessus), suggère que l’excédent de l’Université d’Ottawa est « structurel ». En fait, cet argent représente en partie des services éducatifs non rendus. Il est temps que l’administration centrale rende des comptes à la communauté universitaire relativement à ces excédents cumulatifs et, plus généralement, à sa gestion de notre université. Il est également temps d’en finir avec l’austérité et de remettre en place les services qui ont été coupés sur la base de prémisses erronées.

Projet de loi 47

Chères/chers membres,

Le 23 octobre dernier, le gouvernement de Doug Ford a déposé le projet de loi 47, qui met de l’avant des changements majeurs à la Loi sur les normes d’emploi. Cette initiative aura inévitablement des répercussions sur nos conditions de travail et celles de nos collègues. Il s’agit d’un sujet de vive préoccupation.

Les changements qui auront le plus d’impact sur notre communauté universitaire sont l’abrogation du principe du salaire égal pour un travail égal pour les catégories d’employé.e.s « occasionnel.le.s », « à temps partiel » ou « temporaires ». L’abolition de ces dispositions de la Loi sur les normes d’emploi s’ajoutera à une hausse déjà sans précédent du travail précaire sur notre campus et les autres campus de la province. Le projet de loi 47 aura également une incidence négative sur notre capacité à protéger notre plancher d’emploi lors de la prochaine ronde de négociations collectives, puisqu’il cautionne la tendance croissante de l’administration centrale de l’Université d’Ottawa à favoriser l’embauche de travailleurs.euses précaires.

De plus, le projet de loi 47 porte atteinte aux protections existantes contre la discrimination salariale fondée sur le sexe. Plus précisément, il supprime le droit des travailleuses.eurs qui se considèrent victimes de discrimination salariale fondée sur le sexe de demander à leur employeur de corriger les écarts sans risque de représailles.

Le projet de loi 47 aura également un impact important sur nos collègues de l’Association des professeur.e.s à temps partiel de l’Université d’Ottawa (APTPUO), qui souhaite regrouper ses multiples unités de négociation. Les assistant.e.s d’enseignement et de recherche, ainsi que les correcteurs.trices représenté.e.s par la section locale 2626 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), ressentiront aussi les effets de ces changements législatifs s’ils sont adoptés. Notre charge de travail et nos conditions de travail sont étroitement liées à celles de nos collègues.

L’Union des associations des professeurs des universités de l’Ontario (UAPUO), l’APUO, la Carleton University Academic Staff Association (CUASA), les associations de professeurs et professeures du Collège Algonquin et de La Cité, ainsi que Fight for $15 and Fairness organisent un rassemblement au bureau de circonscription de la ministre de la Formation et des Collèges et Universités, le vendredi 2 novembre à 10 h 00. Nous encourageons tous les membres à se joindre au rassemblement et à inviter leurs étudiant.e.s à participer à cette action. 

Le projet de loi 47 propose d’autres changements importants à la Loi sur les normes d’emploi. En voici un résumé :

Salaire minimum :

  • Annuler l’augmentation à 15 $/heure prévue le 1erjanvier et geler le salaire minimum à 14 $/heure pour les 33 prochains mois. Les augmentations du salaire minimum liées à l’inflation reprendraient en 2020.

Accréditation syndicale :

  • Remplacer l’accréditation syndicale par carte d’adhésion par un vote au scrutin secret.
  • Abroger les règles obligeant un employeur à partager les coordonnées de ses employé.e.s lors d’une campagne d’accréditation syndicale.
  • Supprimer la protection des employé.e.s qui participent à une campagne d’accréditation syndicale.
  • Abroger le pouvoir de la Commission des relations de travail de l’Ontario d’examiner et de regrouper des unités de négociation accréditées.

Congé personnel en cas d’urgence :

  • Réintroduction de dispositions permettant aux employeurs d’exiger qu’un.e employé.e fournisse une note médicale d’un.e professionnel.le de la santé pour prendre un congé de maladie.
  • Suppression de 10 jours de congé payés pour des urgences personnelles, remplacés par 3 jours non payés pour cause de maladie, 3 jours non payés pour des urgences familiales et 2 jours non payés en cas de décès.

Un salaire égal pour un travail égal :

  • Abroger le principe du salaire égal pour un travail égal pour les employé.e.s à temps partiel, les employé.e.s occasionnels, les travailleurs.euses temporaires et les employé.e.s ponctuels (agences de placement temporaire).

Protection de l’employeur :

  • Réduction des pénalités administratives pour les employeurs qui contreviennent à la Loi sur les normes d’emploi.

Le projet de loi 47 représente un pas en arrière pour les travailleurs.euses de l’Ontario. Il propose une série de changements touchant une proportion importante de la population ontarienne et portant atteinte aux droits fondamentaux des travailleurs.euses précaires de la province. L’APUO encourage fortement ses membres à participer au rassemblement du 2 novembre. Si le projet de loi 47 est adopté, on peut raisonnablement s’attendre à ce que de futurs changements législatifs affectent notre convention collective et l’ensemble du secteur de l’éducation postsecondaire en Ontario.